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"Le Sang des Rois" : L'histoire
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"Le Sang des Rois" : L'histoire
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Undo
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 05 Jan 2011
Messages: 5

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
PublicitéSupprimer les publicités ?
Undo ne perd pas une miette des gestes de Jess. Avec l'éthanol, il prépare un mixture humaine assez classique, mais qui détournée, peut-être très efficace chez les vampires. Puis, il entame le reste de la préparation, processus inconnu pour Undo.


Concentrée, elle entend à peine Jess lui demander son aide. Elle prend sa place pour maintenir le mélange homogène tout en continuant de suivre les gestes de Jess du regard. Il reprend la préparation du remède humain et se débrouille à la perfection pour l'étape la plus difficile.


Undo s'aperçoit que ce qu'elle mélange change de couleur. Jess semble considérer que c'est correct, même si à la texture, Undo se doute que ce n'est pas l'idéal. Il prend le mélange en lui expliquant comment la préparation aurait dû réellement se dérouler, achève la préparation, lui tend un verre et lui propose de goûter le breuvage qu'il porte à ses lèvres.


A peine l'a-t-elle avalé qu'elle sent un énergie positive passer en elle. Elle ne peut s'empêcher de sourire.
Mer 5 Jan - 23:23 (2011)
Jess
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 02 Jan 2011
Messages: 91

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Amusé, je vois la surprise sur le visage d'Undo lorsqu'elle boit la première gorgée de ma potion. Elle ne peut réprimer une petite grimace et un frisson, puis sourit au deuxième effet.


Je termine mon verre en savourant et le goût et le dernier instant de répit dans ce havre de paix, avant de replonger dans les égouts et la course en avant.


« Merci pour tout Undo, votre aide m'a été vraiment précieuse. Je me sens... mieux, détendu. Je dois repartir, mais je reviendrai. Je suis votre débiteur ».


Je fourre la fiole de potion dans ma besace, avec les deux boîtes d'onguent et la fiole offertes par Undo, et me dirige vers la sortie.
Mer 5 Jan - 23:24 (2011)
Undo
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 05 Jan 2011
Messages: 5

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Sous le regard amusé de Jess, Undo sent les effets de la boisson se dissiper. Elle songe qu’il faudrait vraiment qu’elle en apprenne plus sur les mixtures humaines. Jess la remercie pour son aide.
« Je te remercie également. J’en ai appris beaucoup aujourd’hui »


Elle le regarde quitter l’officine en espérant le revoir bientôt.
Mer 5 Jan - 23:26 (2011)
Alexis le narrateur
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 03 Jan 2011
Messages: 16

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
« Alors capitaine, toujours rien à me dire ? »


La bouche en sang, le visage tuméfié, le dit capitaine est au bord de l'évanouissement. Les coups pleuvent, les sbires du spectre le frappant de leur bras normal. Un coup du bras maudit lui aurait arraché la tête.


« A''éz 'ou' pfair foutrrrr...
- Mmm... récalcitrant n'est-ce pas ? ».


Le visage de momie se rapproche du visage ensanglanté. Une langue de saurien jaillit et lèche le sang de la victime, s'insinue dans les plaies et titille les chairs éclatées. Le capitaine gémit de douleur et de dégoût.


« Allons capitaine... ne prolongez pas votre calvaire inutilement. Vous savez au fond de vous que vous finirez par parler. Je suis LE MAL, et je connais des raffinements de torture que vous n'avez jamais entrevus dans vos pires cauchemars. Faites-vous une fleur : dites nous ce que vous avez fait des documents, et je vous achèverai promptement ».


Pour seule réponse, un crachat maladroit vint dégouliner sur la barbe du capitaine.


« Très bien. Je vois ».


L'être spectral plonge sa main décharnée dans sa gabardine, et en ressort une photo. Il la montre au capitaine...


Noooon... comment est-ce possible ? Il a brûlé toutes les photos ! Toutes les traces ! Comment a-t-il pu trouver celle-ci ? Des larmes de rage et de désespoir diluent peu à peu le sang sur ses joues.


Sur la photo jaunie, on reconnaît un capitaine plus jeune, souriant, à la barbe poivre et sel, au torse nu et musculeux, bronzé, assis à la barre du petit voilier. Sur ses genoux, une petite fille en maillot de bain manoeuvre la barre et riant aux éclats.


La photo sur le voilier, qui était punaisée sur le contreplaqué marine... elle a du glisser derrière la banquette, et a échappé à l'autodafé. Et ils l'ont trouvée.


« Salauds... »


Un rictus déforme un peu plus le visage du monstre. Un sourire ?


« Jolie enfant capitaine. Mais ces boucles, ces yeux... une nièce, peut-être ? »


Les yeux de l'homme se ferment, dans une crispation due au chagrin. Deux grosse larmes lavent un sillon jusqu'à sa barbe.


« Oooh je vois ! Ce n'est pas votre nièce !
- Non en effet. C'est ma fille. C'ETAIT ma fille. Elle est morte il y a longtemps... un accident, avec sa mère. Vous ne pourrez rien contre elle !


Et il rit d'un rire sans joie.


Le spectre semble réfléchir quelques instants. Puis il reprend la parole.


« Joli coup de poker capitaine, mais lorsque vous bluffez de la sorte essayez d'être convaincu de votre mensonge. J'ai bien peur que vous n'ayez abattu votre dernière carte, sans succès ».


Et il ouvre sa mâchoire dans un bruit de craquement sec. Il vomit sa nuée noire, qui pénètre par tous les orifices du corps du capitaine, s'agglutinent autour de lui. Un vrombissement malsain résonne, couvrant les cris d'agonie du pauvre homme. Puis l'essaim se retire et regagne la gueule du monstre, ne laissant qu'un squelette impeccablement nettoyé et un tas de vêtements.


Le spectre tourne les talons et regagne la sortie du caveau, envoyant une onde télépathique à ses sbires à la ronde :


« Trouvez la fille ».
Mer 5 Jan - 23:30 (2011)
Urdaan
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 03 Jan 2011
Messages: 34

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Je reprends mes esprits peu à peu. Un brouillard voile mes yeux et mes souvenirs. Que s'est-il passé ? Je me souviens vaguement d'une explosion, de Jess penché sur moi, puis plus rien.


Je tente de bouger, mais mille aiguilles me traversent le corps. Ah oui la mine du conduit piègé. J'ai fait sauter le conduit pour échapper à nos poursuivants, et je n'ai pas eu le temps de me mettre en sécurité. Pourtant j'avais réglé la minuterie en fonction de mes tests chronométrés... mais je n'avais eu personne à aider. J'en prends bonne note pour plus tard.


Bon je ne suis pas en très bon état, je dois avoir plusieurs fractures. Heureusement mes facultés de régénération sont excellentes, et mes os commencent déjà à se ressouder.


Le quartier semblait totalement bloqué par nos poursuivants. Qui sont-ils ? Que veulent-ils à Jess ? Toujours des questions... mais cette fois il me faut des réponses. J'ai besoin de savoir, et j'ai besoin de réfléchir. Et pour cela il me faut du calme. Nous sommes dans une relative sécurité ici, mais nous n'allons pas pouvoir nous terrer très longtemps. Il va nous falloir ressortir, et dès lors la traque reprendra. Et ça ne me plait pas du tout. Je suis un chasseur, pas une proie. C'est moi qui donne la traque d'habitude, pas l'inverse.


Un léger bruit, qui se rapproche. Une seule personne. Je mesure combien je suis vulnérable actuellement. Tout va bien, c'est Jess.


Il se penche vers moi, une fiole débouchée en main. Il m'aide à boire... kofhh koffhf c'est fort... j'ai avalé légèrement de travers...
Je reprends plus calmement. C'est bon. Je connais ce goût délicieux, et cette sensation de chaleur irradiant tout le corps. L'espace d'un instant, la mémoire gustative, l'association d'idée a failli déclencher le souvenir précis du lieu et temps où Jess et moi nous fûmes connus... hélas ce n'est resté qu'une impression fugace. Mais je suis de plus en plus convaincu que nous nous connaissions autrefois. Dans une autre vie, peut-être.


Puis il débouche une autre fiole et mets quelques gouttes d'un liquide rougeâtre sur ma langue. Enfin, il passe de longues minutes à enduire délicatement mes contusions de différents baumes. De sa besace il sort également des bandages, il en entoure ma cage thoracique et mets mon bras cassé en écharpe.


« Il faut quitter la ville », dis-je sans préambule.


Il me regarde d'un oeil quelque peu sceptique en poursuivant ses bandages.


« Ca va aller ?
- Mes jambes ne sont pas touchées. Je peux marcher un peu.
- Très bien. Alors ne perdons pas de temps. En revenant j'ai vu un mutant trainer dans les parages ».
Mer 5 Jan - 23:50 (2011)
Dëss
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 02 Jan 2011
Messages: 36
Localisation: Les Enfers

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Je suis toujours au chevet de cet inconnu, je ne sais rien de lui, excepté qu'il s'y connaît en chimie, et qu'il vit dans l'abri oû nous sommes. Je ne sais rien de lui, et lui rien de moi, et pourtant il m'a sauvé la vie, il aurait pu prendre l'antidote avant moi, mais non, il ne l'a pas fait… ! Pourquoi ??!! Encore une question sans réponse, cela en fait une de plus, et ce n'est pas dans mes habitudes de ne pas tout savoir de ma mission.


La couleur du visage de celui que je veille s'est améliorée, bien sur, elle est restée dans le blanc, mais c'est plus rassurant que les minutes qui ont suivis son évanouissement. Ce n'est pas un humain, ou alors il est vraiment mal, parce que une température corporelle ne dépassant pas les 15° ce n'est pas une bonne chose pour un mortel. En plus de savoir sa température en posant ma main sur son front, je sais qu'il n'a pas de fièvre. En bref, son état s'améliore. Je vais pouvoir le laisser et partir chercher mon arme; sans elle j'ai l'impression d'être nue, cela fait si longtemps que je ne me bat plus à main nue.


Je n'ai aucune nouvelle de Saend, je ne sais pas se qu'il devient.. Je ne m'inquiète pas pour lui, mais pour ceux qui pense pouvoir le retenir. Il doit sûrement avoir retrouver mon sabre, et être en train de revenir. Je vais aller le chercher, et je continuerai ma mission.. Mais je ne dois pas oublier celui-la.


Mon regard se tourne vers l'homme allongé sur le lit de camp, il ne bouge pas, mais il ne devrait pas tarder a se réveiller. Cela fait maintenant presque 15 heures qu'il a bu de mon sang, son organisme a dut y prélever le poison, et ses anticorps combattre le reste de ce qu'il a bu.


Je m'approche d'un bureau à quelque pas du lit, je tend l'index et y creuse un message à même le bois :
« Merci de m'avoir aidé, j'ai une dette envers toi maintenant, et je m'engage à te rendre la pareil. Je retourne à mes occupation, et je suis sur que nous nous reverrons.
Dëss ».


Une fois cela fait, j'ouvre la fenêtre, pose un genou sur le rebord, passe la tête à l'extérieur, déploie mes ailes et ... je me demande se que vient faire Lou dans cette histoire, une enfant comme elle ... Je n'ai pas le temps de me le demander et de trouver une réponse. J'ai déjà vu en partie se dont elle est capable, elle se débrouillera. En un battement d'aile je me propulse hors de la pièce et en un deuxième, j'ai la confirmation que j'ai retrouvé ma pleine forme: je parcours la foret dense, à plusieurs mètre du sol, en évitant les tronc d'arbres qui me cache, à une vitesse qu'aucun mortel ne pourrait suivre du regard, et que de nombreuse créature de la nuit m'envierait. Cela me réjouis, je n'ai plus rien a craindre de ces mutants, je m'en vais de ce pas me venger de m'avoir fait perdre autant de temps.


J'arrive dans un zone moins touffu de la foret, je passe en rase-mottes, je frôle le sol, toujours a une vitesse folle, je sens le vent sur mon visage, j'évite les buissons et les arbustes avec une grande facilité, seulement éclairé par la lune à moitié pleine. Devant moi, les docks,je me prépare à monter en flèche pour me cacher de toutes les vues, au moment ou je sens une présence : Saend. Il se dirige vers moi, quelques secondes plus tard nous sommes face à face. Il a mon arme à la main.
« Tu en as mis du temps pour trouver mon arme. Ce n'est pas ton genre d'être aussi lent.
- Je suis pas aussi chanceux que toi, MOI ! Je dois me protéger de la lumière du soleil !! Je suis pas un ».


Il ne termine pas sa phrase, mais je sais se qu'il pense, et il sait se que je pense. Il m'envoie mon arme, je l'attrape à une main et la range dans son foureau.
« Merci. Je considère que ta dette est remboursée. Tu es libre de tes mouvements maintenant.
- … C’est pas trop tôt ! Et je vois que tu es totalement guérit, ton bras est prêt pour tes futurs combats.
- Oui. Je dois finir ma mission à présent. Je ne sais pas se que tu veux faire, mais tu es le bienvenue si tu veux te joindre a moi pour quelque combats. Cela nous rappellera nos jeunes années, et nous pourrons voir lequel de nous deux s'est le plus amélioré ».


Un sourire prit place sur mes lèvres, et il acquiesce de la tête. Il sait tout autant que moi, que si nous nous battons côte à côte c'est pour mieux appréhender notre prochain duel. Je le suis jusqu'a un endroit où les mutants patrouillaient, une zone entre les docks et la ville. Chaque groupe était constitué de deux mutants, sauf quelques un, où ils étaient quatre.


Nous nous postâmes à un angle de rue, oû les mutants ne passaient pas. Nous échangeâmes deux ou trois regards, l'atmosphère devint morbide, terrifiante et pesante.


Le sinistrement connu duo du carnage inaudible pouvait passer a l'action.
Mer 5 Jan - 23:53 (2011)
Saënd
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 04 Jan 2011
Messages: 9

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Nous avançons vers le lieu où les mutants se rassemblent ; lui couvrant le sol, moi les toits.
A deux rues devant nous je remarque une patrouille de quatre mutants, ils sont encore trop loin pour nous entendre.


« Dëss, ça te dit un petit échauffement ? »


Regard carnassier.
« Avec plaisir !!! »


Sur ces mots je prends les devants, notre technique bien rodée n’a rien perdu malgré les années de séparation. Une fois mon aura camouflée je me place au-dessus de nos proies, elles ne m’ont toujours pas remarquées. Sans un bruit je dégaine mes deux lames courtes et saute du toit. D’un mouvement fluide leurs deux têtes se décollent, du moins c’est ce qui aurais du se passer. . .
L’un d’eux à bien péris, mais l’autre a des réflexes bien plus aiguisés que prévus.
Son bras jailli pour intercepter mon épée, l’acier rebondis dans un jaillissement d’étincelles bleutées.
Durant ce cours laps de temps mon acolyte est apparu au coin de la rue.
Les deux autres mutants, placés à l’avant de la patrouille n’ont pas même le temps de réagir qu’il est déjà sur eux. Son sabre encore au fourreau, se retrouve subitement planté dans l’œil de sa première victime, le crâne implose tapissant les murs d’un mélange de cervelles, d’os brouillés et de sang, la scène est peu alléchante même pour des vampires.
Le deuxième adversaire de Dëss s’engage contre lui dans un duel d’ont l’issue est connue d’avance tant la différence de puissance est grande, et même la présence d’un bras hypertrophié n’y saurait rien changer.
Pendant que lui s’amuse et se délecte de tant de carnage j’instaure mon style de combat à mon adversaire.
Une feinte à gauche, petite entaille sur la gorge, sa riposte ne se fait pas attendre : il lance son bras de toute la puissance dont il dispose. Une pirouette par-dessus lui me permet d’atteindre son dos où mes deux lames sectionnent sa tête proprement au niveau de la nuque.
Mon combat terminé me permet d’observer le duel de Dëss.
Le mutant complètement dépassé ne sait plus où donner de la tête.
A gauche, non .En bas, manqué ! Déjà dans le dos, il a fait des progrès depuis notre dernier duel, plus rapide que par le passé .Une fois son adversaire épuisé il lui assène un coup de bas en haut de l'entre jambe au crane qui découpe son adversaire en deux parties égales Il est plus gore qu’avant aussi…
Mais je dois admettre que sa puissance a nettement augmenté, il n’est même pas essoufflé.


Nous continuons notre chemin vers le lieu de rassemblement de ces êtres contre-nature.


« Glagdrack !!! »


Face à nous cinq mutants arrivent, ils nous ont vus.
Comment ce fait-il que je ne les aie pas sentis ?
Je vois, le mutant placé au milieu du détachement porte un pendentif de camouflage.
Il a l’air plus fort aussi, je ne sais pas pourquoi mais il dégage une aura plus puissante que les quatre autres…
Mer 5 Jan - 23:56 (2011)
Lou Chan
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 03 Jan 2011
Messages: 37

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Je me réveille. Nous nous étions assoupies. Avec mon odorat, je sens du vent, sûrement une fenêtre ouverte ... et l'odeur de sang ... qui vient de loin, porté par les douce brise de vent.
« Bon on va retourner voir où ils en sont ».


J’ouvre la porte du labo, vois Ezekiel à terre, puis vois la fenêtre ouverte et le mot sur le bureau.
« ... je crois qu'il lui a donné quelque chose ... sinon je ne pense pas qu'il serait parti comme ça… ».
Je prends l'un des grelots de mon tour du cou et en met sur son front.
« Ca devrait aller mieux ... un peu d'ordre dans son cerveau ne lui fera que du bien... enfin j'espère ».
Puis Shadow et moi nous assayons dans un coin à l'ombre regardant s’il réagit.
Mer 5 Jan - 23:56 (2011)
Dëss
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 02 Jan 2011
Messages: 36
Localisation: Les Enfers

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Nous nous jetons sur la première patrouille que nous apercevons, les deux premiers sont rapidement décapités par Saend, qui utilise l'espace aérien, et les deux autres... sont pour moi. Je suis au summum de l'excitation, je suis presque en plein délire. Le premier, je lui enfonce mon arme dans son orbite gauche, et finit mon mouvement en envoyant son visage s'éclater contre un mur. Le second, je m'amuse avec, d'abord sur ses côtés, et ensuite par en dessous, il n'est pas drôle, il ne m'amuse même pas. Je le coupe en deux comme si cela avait été un mollusque quelconque. Tous ceci, en bien sur à peine une dizaine de seconde, nous ne sommes pas encore tout a fait accordé, mais nos habitudes vont vite revenir.


Nous avons attiré l'attention d'une autre patrouille, si nous n'évitons pas de nous exposer en plein camp ennemi nous allons vite être submergé et entouré de plusieurs patrouilles. Cela ne me dérangerait pas, au contraire, ça serait un amusement assez intéressant.


Les petits nouveaux qui se dirigent vers nous sont au nombre de cinq, et rien qu'a leur attitude, je vois qu'ils ne sont pas de la même trempe que les précédents. Ils s'approchent, chacun a dans les yeux l'envie de nous dépecer, et aucun n'a l'air impressionner par ce que nous venons de faire. Tant mieux. Saend passe devant, je le laisse commencer, il lui faut plus de temps que moi pour éprouver ce sentiment… inhumain d'excitation et de quasi- plaisir lors d'un combat. Il saute a environ trois mettre du sol, et tente de tomber en pointe sur l'un d'eux. Il n'en touche aucun.
« Tu es sûr de t'en sortir? ».


Mes paroles sont provocantes, mais elles lui permettent de se lâcher. Il tend chacune de ses lames du bout de ses bras, son aire de combat est beaucoup plus grande. Il cour sur la droite ou deux d'entre eux ont esquivé sa première attaque, le moins rapide des deux se fait transpercer de pars en pars par ses deux lames. Ce n'est pas suffisant pour le tuer, je le sais, mais je ne pense pas que lui le save. Peu importe, il croise ses armes plantées dans la chair du mutant et découpe son buste du reste de son corps. La par contre, il est mort. Le second n'a pas attendu pour attaquer, il a envoyé son bras dans la direction de celui qui vient de tuer son partenaire en poussant un râle. Saend se penche vers la gauche pour esquiver le coup qui vient de la droite et utilise ses pieds, un encore au sol, et l'autre sur le ventre du mutant. La victime ne comprend pas se qui se passe, elle est envoyée dans les airs, à plusieurs mètres du sol par la force d'une seule jambe. Saend continue son mouvement de rotation, et exécute une roue sans les mains, un des mouvements pour frimer, mais aussi très pratique, dont il a le secret. Il n'attend pas que sa proie retombe, il saute juste en face du monstre, qui en désespoir de cause essaye de le transpercer avec son membre hypertrophié. Tentative inutile, il n'a même pas finit son mouvement que sa tête n'est déjà plus attaché a son corps, et Saend écarte le cadavre avec un coup de pied pour ne pas prendre le coup a peine commencé.*


La victime de Saend n'a pas le temps de toucher le sol. Elle sert de tremplin à un autre mutant afin d'atteindre Saend. Il ne l'a pas vue venir, il n'est pas prêt a bloquer l'attaque, et il va encaisser. Je ne peux pas le laisser se faire blesser alors que venons de commencer. Je tends la main droite, et une énorme masse noire en sort et touche de plein fouet le mutant qui croyait pouvoir casse notre duo. Son corps tombe, inerte, ayant pris mon attaque sur son flan, tout son côté gauche est carbonisé, et il manque également sur partie de sa tête : l'intérieur de sa mâchoire et visible. Je lui lance des paroles qui ne lui plaisent pas :
« Tu ne peux même pas te débrouiller sans moi ?!
- La ferme !! »


Il retombe sur ses jambes et me regarde froidement, il n'aime pas du tout que je l'aide alors qu'il vient de réussir à enchaîner de belles actions.


Je ne lui réponds pas et cour en direction des deux derniers qui n'ont pas fait le moindre mouvement depuis que nous avons commencé à décimer leur groupe. Je ne pense pas qu'ils soient très forts, mais cela me permettra au moins d'assouvir un peu mon envie de massacre. Je lève mon arme toujours en courant vers les deux, je la tend et au moment ou je me prépare a trancher le premier, les deux mutants qui cachaient bien leurs jeu sautent en même temps et infligent un coup avec leurs bras puissant de chaque côté de ma lame. Je sens un craquement dans mon sabre, il est brisé. Je le lâche et recule d'un pas vif. Je vois mon arme tombé en trois morceau de bois, elle que j'ai depuis près de 4 ans maintenant se brise sous les coups de deux sous-fifre comme eux ?!! Ils ne sont pas comme les autres.


Celui de droite porte un bijou accroché à un collier. Leur force peut venir de cet objet, cela me serait plus facile de les vaincre si je leur enlevais d'abord ce pendentif. je ne le ferais pas. Enfin un divertissement digne de ce nom. Encore dans mes pensés, je ne vois pas la bouche celui qui porte ce médaillon s'ouvrir :
« Te voila sans arme, laisse toi faire et ta mort sera brève ».
Sa voix est grave, roque, et forte. Elle me donnerait un frisson si je n'étais pas aussi excité par ce moment. Je ne prends pas la peine de répondre, et je fonce directement dans le tas. Je ne mesure pas ma vitesse, et disparaît de la où ces mutants me voient, pour réapparaître en plein milieu des deux mutants. Je leur écrase le ventre de mon point et m'approche de leur visage, ils sont trop surpris pour faire le moindre mouvement.
« Si j'utilise un sabre, c'est pour ne pas achever ma cible trop vite, et comme vous avez brisé ce sabre, vous avez aussi avancé l'heure de votre mort ».


Un sourire sadique irradie maintenant mon visage. Je termine mon mouvement, mes bras s'enfoncent littéralement dans leur ventre, ils ont la gueule ouverte, et celui de gauche a du sang qui coule le long de ses lèvres. Les deux sont propulsés dans les airs, ils sont toujours dans la même position que au sol, et ne font pas un seul geste. Je me recule d'un bond, tend mes deux bras et une énorme masse violette, entourée d'éclairs noirs en sort, elle se dirige vers les deux êtres. Cette masse est assez grande pour les recouvrir tout les deux, et ils n'ont pas le temps d'esquiver après avoir encaisser mon coup, et la stupéfaction de mes paroles. Après une explosion qui me force a me protéger le visage avec mon avant bras, les deux morceau de chairs tombent inanimés, cramés et méconnaissables. Je commence à avancer vers la nouvelle patrouille attiré par le bruit de l'explosion avec une envie de tuer toujours plus grande.*


Je sens une main sur mon épaule, celle de Saend, sa voix résonne dans ma tête :
« Calme toi ».


Ses mots me ramènent à la réalité. Je souffle un grand coup, et remercie Saend du regard. Je m'écarte du combat et le laisse reprendre les devants. Il cours vers eux, s'agenouille croise ses armes et les tranche en deux au niveau du bassin les deux mutants qui s'approchaient, avec une onde de vent ».


Pendant que Saend s'occupe de ceux qui ne sont pas mort par sa première technique, je me retourne et vois deux mutants s'approcher a grande vitesse de nous. Je déploie mes ailes, me propulse dans leur direction et pose ma main droite sur le dos ce ma main gauche, le tatouage en cercle sur le dos de cet main n'en est pas un. Il s'illumine et une épée grise, affûtée en sort. Le manche est pour deux mains, mais je le prend a une main, la lame est arondie au bout, et la protection est ronde. Elle est simple, mais cela suffira, je n'ai pas de quoi en faire un mieux. Je découpe les deux mutants avec deux coups nets et précis. Je m'ennuie, les ennemis sont trop faibles. A moins que l'on montre notre présence, les adversaires de haut niveau ne se montreront pas. Il ne reste plus qu'a attirer l'attention.
Mer 5 Jan - 23:57 (2011)
Ezeckhiel
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 03 Jan 2011
Messages: 27

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Ezekiel se réveille, seul, chez lui...
Aoh...Ma tête. Une migraine atroce, et un goût ignoble dans la bouche: du sang qui n'a rien d'humain...
Apparemment, j'ai survécu à ma blessure, qui semble d'ailleurs s'être cicatrisé. Tant mieux.
Sans cette douleur à la tête et ces courbatures dans mes membres, je serais presque en parfaite santé.
Presque...


D'un rapide coup d'oeil, je cherche Dëss dans la pièce: il n'est nul part...
Il ne doit pas être loin.
Difficilement, je me lève, et m'assois. Ce mal de crâne est terrible, et je sais comment le faire passer radicalement.


Je me lève, vais a mon bureau, et attrape un énorme classeur, que j'ouvre, et dans lequel je vais chercher à l'intercalaire "M".
M comme migraine, ou comme mal de tête, ou comme maux abominables...Je l'ai. "Café, lavande, lait, jus de raisin, poils de chauve-souris". Je pense avoir tout ici.


Je range le classeur, et trouve, en dessous, gravé dans le bois de mon bureau, une inscription qui m'est inconnue. Un message.
"Merci de m'avoir aidé, j'ai une dette envers toi maintenant, et je m'engage à te rendre la pareil. Je retourne à mes occupations, et je suis sûr que nous nous reverrons.
Dëss"


Alors il est partit...Dommage.
Mais il reviendra, il sait où j'habite, et il...
Non, il ne sait pas. Il était endormit pendant tout le voyage, à l'aller. Je lui fait pleinement confiance, il ne semble pas être né de la dernière pluie: on se reverra.
Je vais à la cuisine, difficilement, et y cherche tous les ingrédients de mon infusion.
Plus de lavande dans la cuisine, j'en aurai sûrement dans le labo. J'ai tout, dans le labo. Même ces foutus poils.


En soit, d'ailleurs, la lavande n'est pas indispensable. Elle est juste là pour adoucir le goût... Et vu le goût de sang pourri coagulé que j'ai dans la bouche, elle va servir...


J'entre dans le labo, et y trouve Shadow, et Lou, en train de s'extasier devant une ampoule à décanter qu'elle semble vouloir regarder de plus près.
« Ne t'approches pas trop de ça, c'est fragile. Et l'ammoniac qui est à l'intérieur est modifié. Une simple inhalation, et tu te retrouver à bouffer les humanoïdes par la plante des pieds... »
Mon humour ne semble pas l'atteindre... J'aurai essayé.
« Alors comme ça, toi aussi, t'es une vampire ? », lui dis-je en cherchant le bocal de lavande.
« Si on veut... »
Elle ne semble pas prête à discuter avec moi: je n'insiste pas. Je pilonne les grains de lavande et, après y avoir ajouté les poils de bestiole, je plonge le résultat dans le bol, que je m'empresse de boire.
L'effet est quasi-immédiat, normalement.
Normalement...


Le mal de crâne passé, après une bonne dizaine de minutes, je me plonge dans la création de mixtures, de baumes, et de toutes ces choses qui sont indispensable à ma survie. Potion de combat, Antidote à la potion de combat, Antidote au poison de ces saloperies de créatures, baume de soin, filtre de rapidité, poussière de sommeil...tout y passe.
Mes quelques lacunes en combat sont largement comblées par mes connaissances en création. Heureusement...
D'ailleurs, je suis fier de mes dernières créations. J'ai réussi à créer des potions élémentaires.
Enfin, sur le plan technique...Réussir à cracher du feu, à voler par la force du vent, à ensevelir sous des montagnes de terre, à glacer, à créer des monstres d'eau...qui n'en a jamais rêvé ?
Et j'ai fini la théorie.
Passer à la pratique, cependant, risque d'être plus difficile. Mais les 4 fioles élémentaires sont prêtes: elle me serviront pour mon prochain combat. J'espère qu'elles marcheront, mais ne nous faisons pas trop d'illusions...
La chimie n'est qu'une infinité de test, et la moindre variable fait tout foirer...
Y a pas de raisons, j'ai tout calculé.


Sans plus attendre, j'examine la tête de mon ancien adversaire. Son sang est différent de tous ceux que j'ai examiné jusqu'ici. Tout, chez lui, a été crée de toute pièce. Jusqu'à son ADN...Incroyable.
Sûrement une sorte d'alchimiste, ou quelque chose dans le genre... Et si tel est le cas, il faudra se méfier. N'importe quelle créature peut avoir été modifiée par rapport à une autre, et mon antidote risquerai alors d'être inefficace...
On verra bien.


Je ne trouve rien de plus qui puisse m'aider sur la tête de cette bestiole. N'étant pas au meilleur de ma forme, je réessayerai plus tard. J'ai peut être loupé quelques trucs... Je la place donc dans le réfrigérateur, et range mon labo.


Ne voulant pas paraître mauvais hôte, j'invite Lou et Shadow à manger: elles auront sûrement très faim.


Quelque chose me dis que j'ai bien fait de congeler les corps de certaines de mes victimes. Je les gardais pour une grande occasion, et je pense que celle-ci en est une: j'ai trouvé des compagnons de route.
Mer 5 Jan - 23:58 (2011)
Lou Chan
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Nous acceptons son invitation. Nous le suivons jusque dans sa cuisine, enfin si c'en est une.
« Désolée si tu nous trouves bizarres ... mais je ne comprends pas, ... pourquoi tu suivais Jess ? Et pourquoi ... rien, j'ai pas te saoulé avec ça... Oui, je suis vampire .... Enfin pas que, pourquoi sa t'étonne ??? »
Shadow aboie.
« Arrête de réclamer, ça se fait pas !
Puis la louve s'assoie en remuant la queue et en fixant Ezekiel.
Je chuchote à Shadow :
« Espèce de crevarde va »
Mer 5 Jan - 23:59 (2011)
Taïla
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Le train file plein ouest, en direction d'Elesmera, la grande ville moderne à la pointe de la technologie et de l'innovation. A son bord, une jeune femme aux yeux émeraude regarde distraitement le paysage défiler, hypnotique. Aux faubourgs de la ville succèdent peu à peu les vastes prairies agraires, ponctuées de bêtes d'élevage et d'humains travaillant aux champs.
Serrant la mallette contre moi, je jette régulièrement un regard inquiet autour de moi. Mes pensées sont à mille lieux de ce train. Je songe aux évènements qui viennent de bouleverser ma vie, à mon père. Jusqu'où peut-il être allé pour me permettre de fuir ? Jusqu'à la mort songeai-je alors que des larmes coulent doucement le long de mes joues. Je sais que sa dernière promesse sera la seule qu'il ne tiendra pas. Il ne me rejoindra pas, j'ai vu la résignation dans son regard lorsque je l'ai supplié de me suivre, et une détermination sans faille : celle de me laisser le temps de fuir, ce que j'ai fait.


Une heure plus tôt, je l'avais retrouvé dans notre petit sanctuaire secret, une grotte dans la falaise en bord de mer où nous allions pêcher depuis toujours. Il m'avait paru nerveux, portait une mallette. Une fois assis, il m'avait regardé avec une gravité que je ne lui connaissais pas, avec un amour quasi palpable, et avait entamé son monologue :


« Je veux que tu m'écoutes très attentivement, et que tu ne m'interrompes pas.


Tu vas partir. Pour Elesmera. Je veux que tu ailles remettre cette mallette en main propre au Professeur Smile, du centre de recherche médical. C'est une vieille connaissance. Il y a une lettre d'introduction à son intention dans la mallette, et des documents.


Je veux que tu sois très prudente et discrète. C'est extrêmement urgent et confidentiel, même pour toi. Pars immédiatement sans repasser par la maison. Il y a un train qui part dans une heure. Voilà de l'argent pour le ticket, et tu achèteras tout ce dont tu as besoin à destination."


Il m'avait donné une liasse conséquente de billets, puis m'avait serrée sur son coeur. Plus que de raison, pour un simple voyage. Son discours se voulait relativement plat, dénué d'inquiétude, mais son comportement trahissait sa vive émotion.


- Et toi ? Que fais-tu ? » Avais-je demandé inquiète


« J'ai encore quelques affaires à régler, et puis j'ai mon travail. Mais d'ici quelques jours je pose mes congés et te rejoins à Elesmera. Promis. On va se passer des super vacances tous les deux, comme au bon vieux temps ! »


Cette tentative de complicité ne m'avait pas convaincue. Bien au contraire.


« Va maintenant », mais son sourire ne collait pas avec la brillance de ses yeux. Je l'avais regardé intensément, comme pour graver à jamais son image dans ma rétine, puis je suis partie.


Je n'ai jamais été une fille très obéissante, et il ne fallait faire qu'un petit détour pour passer chez nous sur le chemin de la gare. Je voulais récupérer un minimum d'affaires pour le voyage.


En arrivant dans le quartier, une étrange impression s'est emparée de moi. Tout était trop calme, et du coin de l'oeil il m'a semblé voir bouger des silhouettes. Sur mes gardes, j'ai pris la direction de ma rue. J'ai alors vu l'arrière d'une voiture noire partir à l'autre bout. L'angoisse montait au fur et à mesure que j'approchais de chez moi.


Arrivée sur le pas de la porte, mes craintes se sont vérifiées : la maison était sens dessus-dessous. Tout était renversé, cassé, éparpillé... et j'ai compris alors que mon père avait volontairement minimisé la situation pour ne pas m'inquiéter. Nous étions en grand danger.


Je suis désormais seule dans ce train, en route vers une ville que je ne connais pas, pour voir une personne dont je ne connais que le nom, le professeur Smile, l'un des meilleurs généticiens de l'institut de médecine du pays selon les dires de mon père. Mon père....


Je regarde la petite mallette qu'il m'a donnée pour que je l'apporte au professeur en me demandant de ne pas en regarder le contenu. Pour me protéger... encore une fois...


J'ai plusieurs heures devant moi. Triste et en colère contre lui de m'avoir menti, pour ne pas avoir fui avec moi, pour s'être sacrifié sans doute, et tout simplement curieuse de nature j'ouvre doucement le porte-document. Il contient une clef USB, des photos en noir et blanc faites vraisemblablement avec le vieil appareil instantané de mon père, et plusieurs feuilles manuscrites sur laquelle je reconnais son écriture...
Jeu 6 Jan - 00:01 (2011)
Saënd
L'Encre des Rois

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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Une fois Dëss calmé nous reprenons l’avancé. Ce balourd a oublié le sens du mot discrétion…Il va vraiment falloir que je lui rappel que ce n’est pas bon d’ameuter toute la zone, ça me fait penser que la dernière fois on a eu des problèmes. Cette fois nous devons être plus discrets, attirer les ennemis n’est pas la bonne solution. Mourir n’est pas dans mes préoccupations premières.


Le cimetière est enfin en vus. Nous avons réussi à éviter toutes les patrouilles, mais quand nous arrivons les voitures ne sont plus là. Ils ont dû partir…
Je prends position sur le sol, m’assois en tailleur et étant mon aura aux alentours.
Sous le cimetière je sens les restes d’une entité d’une noirceur peu commune.
Pour laisser de telles traces sa puissance doit être démesurée. En moi-même je sens que si je dois l’affronter j’ai bien peu de chance de vaincre.


« Viens Dëss, on va explorer les lieux il n’y a plus personne.
- ok, passe devant »


J’entre prudemment dans ce lieu chargé d’une mémoire mortuaire prés à riposter aux moindres signes de menace. Les mutants ont vraiment quitté la zone, cela explique sans doute que je n’ai plus senti aucune patrouille pendant notre avancé. La crypte d’où provient la résonance maléfique est enfin devant nous. La porte ne semble pas fermée et dépourvus de système de sécurité. J’ouvre.
Un abîme de noirceur s’ouvre devant moi, je recule frappé de plein fouet par des visions cauchemardesques. L’antre semble encore habité par la « personne » responsable de cette résonance d’aura pourtant je ne sens aucun signe de vie à l’intérieur. C’est troublant, habituellement quelques vermines arrivent à s’infiltrer. Là, rien. Ma main s’illumine d’une pâle lueur, je m’engage dans le caveau suivis de Dëss qui semble plutôt excité par cette résonance. J’ai peur qu’il perde contrôle de lui quand nous nous retrouverons face à l’ancien propriétaire…


La pièce est dénuée d’ornements, excepté un siége de pierre que l’on dirait sortis du sol. Je m’assois dedans et plonge en transe afin de retrouver des événements importants liés à cette pièce. Dëss veillera sur moi le temps que je revienne. J’espère que ma transe ne durera pas trop longtemps.
Avant de partir complètement je sens un groupe d’une dizaine d’humains, Dëss aussi apparemment. Ils n’ont pas l’air d’être des anges… leurs intentions sont franchement du plus mauvais goût. Détruire un cimetière avec des barres de fer on fait mieux
Jeu 6 Jan - 00:37 (2011)
Taïla
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
« Mon cher Humphrey,


Voilà longtemps que nos chemins se sont croisés. Comme nos parties de pêche me semblent loin désormais.
J'ai peu de temps et irai donc à l'essentiel. Beaucoup d'évènements se sont produits ces derniers temps et je sens que je dois désormais passer la main. Je compte donner cette lettre à ma fille et ne sais pas quand tu en prendras connaissance.


Il y a quelques jours, des hommes sont venus à la capitainerie. En costume et lunette noirs, ils étaient peu avenants. Ils m'apportaient un ordre d'évacuation général concernant l'ensemble de mes hommes.
Tu me connais, j'ai protesté, demandé les raisons d'un ordre aussi radical, mais n'ai obtenu pour seule réponse que des menaces à peine voilées. Je plie rarement face à ce genre de comportement, mais l'attitude de ces hommes ne laissait pas de place au débat. J'ai donc accepté l'évacuation, du moins en apparence.


J'ai donc pris les dispositions nécessaires afin que mes hommes ne viennent pas le lendemain. Eux aussi ont commencé par protester, ne comprenant pas tout comme moi cet ordre étrange émanant de la haute hiérarchie, menaçant de faire grève, mais ils ont vite compris que cette fois, il ne servait à rien de discuter.
Une fois les docks désertés de leurs travailleurs et de moi-même, ils ont été barricadés. Des barrières en interdisaient l'accès, gardés par les types qui m'avaient rendu visite la veille.


Tu te doutes que je ne me suis pas laissé déposséder ainsi de mon territoire sans agir. Et je sentais que quelque chose de louche se préparait. Il ne m'a pas été difficile de franchir leur blocus, avec le même équipement que le meilleur des espions. Il faut dire que j'ai été à bonne école et ça m'a rappelé le bon vieux temps. Mais c'est loin tout ça... Les docks sont depuis trop longtemps mon terrain de jeu pour qu'on m'en interdise l'accès de la sorte ! Mais je m'égare... et le temps file.


J'ignore combien de temps j'ai attendu, plusieurs heures probablement. Un convoi de longues voitures et de camions de couleur noire a finalement passé les barrages pour atteindre les quais. Mes jumelles m'ont permis d'observer deux petits drapeaux de part et d'autre de la calandre de ces limousines, car c'est bien de cela qu'il s'agissait. Sur ces drapeaux, j'ai cru pouvoir distinguer un petit F doré stylisé sur fond noir. Les véhicules étaient dépourvus d'immatriculation.
Des hommes du même genre que ceux de la veille en étaient les chauffeurs. Ils se sont regroupés devant les voitures alors qu'un étrange navire aux voiles grises s'avançait dans la darse dans le plus grand des silences. Je n'avais jamais vu tel spectacle et si je ne l'avais pas vu des mes yeux, je te dirais que c'est impensable, irréel. Au lieu d'être projeté contre lui, ce navire était venu se ranger parfaitement le long du quai, et les chauffeurs se sont transformés en d'habiles lamaneurs ».


Je repose la première page de la lettre ; je songe que ces évènements devaient avoir une tonalité particulière pour que mon père tolère autant de chose. Mais par dessus tout, je comprends son agitation des derniers jours, son comportement étrange, limite paranoïaque. J'entame la lecture de la deuxième page avec angoisse et curiosité.
Jeu 6 Jan - 00:38 (2011)
Taïla
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« Le navire fantôme était précédé d'un petit cargo de couleur rouge, un rouge sang très voyant parmi tout ce noir. Ouvrant sa proue aux camions, il leur a permis d'y entrer et d'en ressortir avec des remorques, noires elles-aussi.


C'est alors que d'étranges individus ont débarqué du voilier. Des hommes, si on peut les appeler ainsi, dotés d'un bras d'une forme très particulière, disproportionné. Ce membre se terminait par des griffes d'un taille impressionnante. Tu pourras étudier toi-même les clichés accompagnant cette lettre. Ils se sont tous postés de manière à sécuriser un peu plus les lieux, comme si c'était réellement nécessaire. Quelques hommes en blouse blanche (des scientifiques je pense), vraisemblablement transis de peur les suivaient, puis un être d'une répugnance indescriptible a fait son apparition. Malheureusement et étrangement, il n'apparaît pas sur la photo sur laquelle il aurait dû être. Un fantôme, tout comme son navire, puisque je pense qu'il en était le capitaine ou du moins, qu'il était à la tête des hommes présents sur les quais. Comme si cela n'avait pas suffit, d'autres hommes au bras griffu sont sortis du navire.


Une fois atteints les bords de la passerelle, les scientifiques se sont un peu agités, vite calmés par les bras griffus. C'est à ce moment que l'un de ces scientifiques, profitant de l'agitation, a commencé à courir dans ma direction. Je t'avoue avoir eu très peur d'être découvert. Il s'est engagé dans le dédale des diverses caisses et conteneurs, courant toujours dans ma direction, se rapprochant de seconde en seconde. Je ne pouvais intervenir.


Un nuage noir, venu de je ne sais où a poursuivi le fugitif. Le pauvre n'avait aucune chance de s'en sortir. Oh diable !!! Tu ne peux pas savoir, mon ami, combien je me suis senti impuissant durant ces quelques secondes. Elles m'ont semblé durer une éternité. C'est seulement à quelques mètres de moi que ce nuage a rattrapé le pauvre homme. Il l'a entouré d'une sorte de frénésie ténébreuse, et lorsque le nuage a disparu, il ne restait de lui qu'un squelette en blouse blanche. Vision d'horreur !


Comme je ne pouvais détaché mes yeux de cette vision de cauchemar, je vis un objet tomber de la main du squelette. J'étais encore paralysé par ce que je venais de voir. J'ai attendu de me ressaisir un peu, puis suis aller ramasser l'objet, avant de réintégrer ma planque.


Mon coeur a fait un bond lorsque deux bras griffus sont venus chercher le squelette, pour effacer les traces sans doute. A peu de choses près, c'en était fini de moi. J'ai regardé les voitures partir, tout comme le voilier, toujours aussi silencieux, glissant sur l'eau... flottant à la surface serait plus juste pour te décrire cela. Je suis certain que même sans vent, sa vitesse aurait été la même".


Comme j'achève la lecture de la seconde page, un frisson d'angoisse me parcourt l'échine. Un instant je doute de la santé mentale de mon père... mais non. Je le connais trop bien, je l'ai même vu après cette histoire et bien que plus nerveux il était tout à fait sain d'esprit. Une bouffée délirante passagère peut-être ? Non plus, il ne m'aurait pas poussée à fuir. Mon Dieu... et si c'était vrai...
Jeu 6 Jan - 00:38 (2011)
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire

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