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"Le Sang des Rois" : L'histoire
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"Le Sang des Rois" : L'histoire
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Alexis le narrateur
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 03 Jan 2011
Messages: 16

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
PublicitéSupprimer les publicités ?
A quelques wagons de là


« Vos billets messieurs dames s'il vous plaît ».


D'une voix monocorde, Gérard Lambert passe de compartiment en compartiment pour poinçonner les billets. Geste automatique, parole mécanique, 20 ans de métier, mais encore 25 à tirer avant la retraite...


« Vos billets messieurs dames s'il vous plaît ».
Tchic-CLAK... Tchic-CLAK...


Mais il est loin Gérard Lambert. Le reader digest en poche, il est avec les philosophes, les poètes, les romanciers... il aurait pu être critique littéraire, ou même écrivain, ou mécanicien... Tchic-CLAK... ???


« Tiens, les rideaux de ce compartiment sont tirés... ». Il tape.


« Contrôle des billets. Vos billets messieurs dames s'il vous plaît »


La porte s'ouvre, Gérard Lambert est happé à l'intérieur. Tchic-CLAK gargllllll... La porte se referme en silence. Gérard Lambert est mort comme il a vécu : il s'est fait poinçonner la gorge.
Jeu 6 Jan - 00:40 (2011)
Taïla
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 02 Jan 2011
Messages: 36

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
J'entame la troisième et dernière page.


« Il m'a fallu quelques heures pour reprendre mes esprits. Quelques heures à me demander si ce n'était pas la folie qui me guettait. Mais, j'avais cet objet dans la main, suffisamment tangible pour me prouver que toute cette histoire n'était pas le fruit de mon imagination. Un homme s'était sacrifié pour essayer de le mettre en sécurité. J'ai ouvert ma main et après plusieurs minutes d'observation et de manipulation, j'ai compris qu'il s'agissait d'une clé USB.


Les barricades étaient levées depuis longtemps et les lieux déserts lorsque je suis enfin sorti de ma cachette. Je suis rentré chez moi le plus rapidement possible. Une chance que ma fille n'ait pas été là. J'aurais eu le droit à un interrogatoire en bonne et due forme pour expliquer l'état second dans lequel je me trouvais.


Je me suis installé à son ordinateur. J'ai été plus habitué à manipuler bouts et amarres que claviers et souris. Enfin, les cours particuliers et les moqueries de ma fille ont fini par payer. J'ai réussi à ouvrir la clef.


Beaucoup de documents ne fonctionnaient pas. D'autres en revanche marchaient, faisant apparaître des tableaux trop compliqués pour moi, constitués de chiffres, de formules mathématiques ou chimiques auxquelles je ne comprends rien, parlant dans un vocabulaire scientifique qui m'est inconnu. La seule chose que j'ai pu constater, c'est que revenait régulièrement le nom de "Projet Caïn".


J'ai donc refermé l'ordinateur, et pris d'un accès de panique ai rassemblé dans une vieille mallette la clef USB et les clichés Polaroïd que j'ai fait sur les docks. La qualité est mauvaise, on distingue plus qu'on ne voit les personnages mais peut-être as-tu les moyens techniques d'en améliorer la lisibilité.


A l'heure où j'écris ces lignes, ma décision est prise. Je sens que ma satanée curiosité m'a fait mettre les deux pieds dans un bourbier dont je ne mesure sans doute pas l'étendue. Toute cette histoire est bien trop surnaturelle pour ma pauvre raison cartésienne, ces gens n'avaient je te l'assure rien d'humain, un homme est mort devant mes yeux et tu es à ma connaissance la seule personne capable de comprendre pourquoi il s'est sacrifié. Je t'envoie donc tout ce que je sais, par le biais de la dernière personne que j'aime plus que tout : ma fille .


Humphrey, mon ami, je remets sa vie entre tes mains. En lui demandant de t'apporter ces données, je crains de l'avoir mise en grand danger, même si à mes yeux, c'était le meilleur moyen de la mettre en sécurité elle-aussi.


Puisse les Dieux de la mer et de la connaissance vous protéger tous deux, nous nous reverrons, peut-être au-delà des mers.


Signé : Tarkan Silverboat


PS : Taïla ma chérie, quand tu liras ces lignes j'espère que tu seras en sécurité et loin de ces démons. Je reste, je sais que ce que j'ai découvert sens le soufre et que tôt où tard ils vont me chercher et me retrouver. Si j'ai pu réussir à te mettre en sécurité, alors je serais en paix. Puisses-tu me pardonner mon mensonge et mon sacrifice ».


...


J'achève difficilement ma lecture. Les larmes coulent de nouveau le long de mes joues. Je relis les quelques mots qui me sont adressés. Je souris tristement en imaginant mon père écrivant ces lignes et sachant pertinemment que je les lirais malgré ma promesse de ne pas ouvrir la mallette. Jamais je n'aurais dû partir et désormais, il est trop tard pour faire marche arrière. Mais, je serais digne de lui et ne resterai pas cachée. Si je peux aider le professeur Smile d'une quelconque manière, je le ferai. Je prends les photos pour voir à quoi peuvent bien ressembler mes ennemis.
Jeu 6 Jan - 00:41 (2011)
Saënd
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 04 Jan 2011
Messages: 9

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Ma transe m’amène dans le passé, je revois rapidement la création de la crypte, deux humains y’ont était inhumés, leurs cercueils ont disparus.
Je poursuis la route du temps, un événement retient mon attention : les deux corps se relèvent et sorte toujours aussi frais que lors de leurs morts… même pour des vampires leur sommeil fut trop long pour être normal. Je n’ai pas le temps de me pencher sur la question, d’autres choses demandent mon attention.
J’arrive enfin a un temps intéressant, treize « humains » entrent (enfin humain… le terme n’est plus le bon, ils sont trop grands, leurs deux bras sont hypertrophiés et l’obscurité du caveau ne semble pas les gêner), vêtus de vêtements de cuir noir renforcés de plaques de métal il ne semblent pas commodes. Puis arrive un personnage bien plus étrange, vêtu d’une gabardine d’un blanc si sale qu’il en est devenu gris, ses mains bandées se tendent vers là où je me trouve, les bandages s’enlèvent dévoilant une vision de cauchemar : ses mains sont recouvertes d’un amas grouillant de sorte de petits insectes pas plus grands que des pucerons mêlés à une masse noir et gluante qui tombe goutte à goutte sur le sol creusant de profonds sillons dans le sol de granit. Il tend cette abomination vers moi et le sol se soulève formant le fauteuil de pierre où je suis assis. Les bandages reprennent leurs places initiales, d’une démarche souple il déambule dans le tombeau sous les yeux de ceux qui ont l’air d’être une sorte de garde reproché, étrange, cette être n’en a pas besoin. . . .
Je me projette vers le présent, je me stop à un autre moment, cette fois un homme ce tien à ma place j’assiste à tout les calvaires qu’il a enduré, sa volonté est peu commune, finalement l’être sort une photo où l’on distingue une petite fille avec son père, apparemment le prisonnier et sa fille, après une dernière menace la nuée noire nettoie le corps du pauvre homme.
Je poursuis mon chemin en quête d’informations supplémentaires. Je me rapproche du présent. LÀ ! L’entité donne des ordres.


Un mutant entre dans la crypte, s’agenouille devant l’être de cauchemar.


« Mon saigneur, nous avons retrouvé la fille, elle se dirige vers Elesmera.
- Bien, que nos troupes se divisent en trois groupes, l’un doit arriver à destination avant elle.
Le deuxième doit prendre le train d’assaut pour la retrouver.
La troisième m’accompagnera dans le désert jusque « là-bas », est-ce bien clair ?
- Oui saigneur ».


Je sors de ma transe. Mais il me faut encore quelques minutes pour analyser toutes les informations. Pourquoi a t’il dit qu’il était « LE MAL » ? ça n’avait pas l’air d’être une méthode d’intimidation, il se considère vraiment comme le mal le plus profond de ce monde…
Et quel est cet endroit dans le désert ? Ça à l’air d’être le point central de ses préoccupations.
Et que faisais t-il dans cette ville ? S’ils avaient voulu débarquer sans éveiller les soupçons ils l’auraient fais loin de tout non ? Il va falloir que je me renseigne sur ce que cette ville aurait pus renfermer qui puisse attirer son intérêt…


Je reviens enfin au monde qui m’entoure, Dëss me regarde en souriant.
Ce n’est pas bon. Qu’est ce qu’il a bien pus faire comme âneries encore ?
Jeu 6 Jan - 00:42 (2011)
Jess
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 02 Jan 2011
Messages: 91

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Allongé sur les sièges du compartiment, je digère paisiblement le maigre repas qu'Urdaan et moi avons partagé. Nourri aux sandwichs SVCF, épais et goûtu comme eux, le contrôleur n'a constitué qu'un grignotage apéritif. Il gît exsangue entre les deux banquettes du compartiment. Il nous faudra un repas plus conséquent d'ici peu.


Allongé sur les sièges opposés, Urdaan dort. Je suis extrêmement surpris par sa vitesse de récupération. Il est encore meurtri de l'explosion de la mine, mais sortir des égouts n'a pas été si difficile. Nous avons longé les immeubles jusqu'à la gare, prudemment, et avons grimpé dans le premier train pour mettre de la distance entre nous et nos prédateurs.


Je ne comprends pas l'acharnement qu'ils mettent à me poursuivre... que j'ai pu représenter une menace pour eux à un certain moment est une chose, qu'ils s'obstinent à me donner la chasse en est une autre. Aurais-je quelque chose de compromettant pour eux ? Une information ? Un objet ? Rien de tout cela, il me semble. Alors pourquoi ?


Je me repasse le film des évènements des dernières semaines, à rebours.
Le train, les égouts, les toits, l'abri dans la forêt, le bar "Chez Marie", le désert des pluies, et puis... chez moi, ma petite ville de Casaccio, par delà les monts sanguinaires...


Mais comment ai-je atterri dans ce désert ? Qu'est-ce que je foutais là ? Où étais-je avant ? Une angoisse me submerge... je ne suis pas capable de me rappeler ce que j'ai foutu, avant. Il me manque des éléments, entre chez moi et le désert...


Un bruit étrange me tire subitement de mes pensées. Des bruits de pas, au-dessus de moi. Quelqu'un marche sur le toit du train.
Les sens en alerte, je réveille Urdaan :


« Debout. On a de la visite ».
Jeu 6 Jan - 00:47 (2011)
Ezeckhiel
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 03 Jan 2011
Messages: 27

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Deux heures. Deux longues heures interminables durant lesquelles j'attends que Shadow ait fini mes restes. Deux heures durant lesquelles j'en apprends plus sur Lou. Enfin, deux longues heures durant lesquelles je pense à ma cible perdue...Je dois me remettre en chasse. Tant pis si je suis trop direct, je dois mettre fin à ce repas.


« Ecoute, Lou, je te remercie grandement pour tout, d'être restée, d'avoir veillé sur moi, mais je dois partir. Il faut que je retrouve Jess. Je te laisse le choix de me suivre, prends ta décision. Je pars dans une demi-heure ».


Sans écouter sa réponse, je file en direction de mon labo. Une demi-heure, c'est le temps qu'il me faut pour prendre mes précautions vis-à-vis de ma cachette, et de faire l'inventaire de tout ce que je vais devoir trimbaler pour ma chasse. Pas grand chose, en somme...Une ceinture pour toutes les fioles, une armature métallique comme protège-tibias, et quelques simples parchemins pour noter mes déplacements... C'est l'heure.
Après avoir vérifié tous les pièges de la maison, j'invite Lou et Shadow à en sortir, et part à la chasse.


Elles me suivent...advienne que pourra. Du moment qu'elles ne me ralentissent pas...
« Attention aux pièges ».
Je file. Je cours, léger, en direction de l'Ouest : j'ai le pressentiment que c'est la direction à prendre...
« Tu vas où, exactement ?
- Allons vers l'Ouest, en longeant la voie ferrée. C'est la direction la plus sûre et la plus rapide pour sortir de la ville, et si Jess a compris qu'il était suivi, c'est sûrement par là qu'il est parti ». Pas un mot de plus: elle a compris la consigne, et me suit à la trace, à quelques mètres derrière.


Soudain, de faibles vibrations se font ressentir dans nos pieds. Je me retourne, croise son regard, et elle ne prends pas la peine de poser la question: elle a compris.
« Un train... ».


Nous nous arrêtons, et le regardons passer, calmes et sereins. Quand soudain...


Une aura, comparable à celle de la créature mutante de la dernière fois, m'envahit. Et avec elle, plusieurs autres semblables...
Je ne tarde pas à me rendre compte de qui elles proviennent: ces silhouettes, affreuses, noires, ne sont pas dans le train...
Elles sont SUR le train, et leurs auras ne mentent pas: ces monstres ont soif de meurtre, de sang.


Ils étaient ma seule piste en sortant de mon labo, et les voilà, à quelques mètres de moi, défilant à toute vitesse sur leur destrier mécanique. C'est parfait, inimaginable. Un cadeau tombé du ciel...


« Sautez sur le train ! ». A peine ai-je fini mon premier mot qu'elles sont déjà sur l'avant-dernier wagon. Je me fais vieux...
Je saute à mon tour, et me retrouve sur le dernier wagon: il semble que nous ayons été repérés...
Jeu 6 Jan - 00:50 (2011)
Taïla
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 02 Jan 2011
Messages: 36

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Une fois remise de la lecture de la lettre, je décide de jeter un coup d’œil aux photos prises sur les quais. Elles ne sont pas très bonnes. Le vieux Polaroïd et ses photos en noir et blanc n’ont jamais permis de faire des miracles, mais sur les quais, la peur et la précipitation de mon père semblent ne rien avoir arrangé.


Ayant lu la lettre, je comprends mieux pourquoi les créatures m’avaient semblé particulières.


La première photo est un défilé de voitures, mais la qualité de celle-ci de permet pas de voir plus de détails, pas même le F mentionné par mon père dans la lettre. La suivante est celle des chauffeurs. Je me focalise sur leurs bras et frissonne. Comment est-ce possible? Au fur et à mesure des photos, je comprends peu à peu la gravité de la situation. L’angoisse me prend et je commence à me demander si j’arriverais à Elesméra sans encombre.


Je regarde un peu le paysage défiler. Tout a l'extérieur me paraît si insouciant... je reprends l’observation des photos.


Sur la suivante, un petit cargo, sans doute le cargo rouge précédant le voilier. Ce dernier n’apparaît pas sur la photo, il doit être hors cadre. La photo suivante n’apporte rien de plus. Le cargo est coupé, comme si mon père avait voulu cadrer sur autre chose. Une photo ratée sans doute et qu’il aura oublié de retirer du lot. Je comprends mon erreur avec celle qui suit. Mon cœur cesse de battre un instant quand je la découvre.


Sur cette photo, en premier plan, les voitures sur les quais puis une passerelle posée pour un débarquement, mais à son extrémité côté mer, le vide. Des créatures aux bras griffus sont dessus. Comment tient cette passerelle? Les mots de mon père me reviennent. Le navire aux voiles grises est lui aussi invisible, tout comme son capitaine. Plusieurs photos sont cadrées de la même manière, sur le vide laissé par le voilier. Des bras griffus et ce que je pense être les scientifiques en débarquent, alors que d'autres flottent au dessus de la mer. J’en déduis qu’ils sont sur le pont du bateau qui les a transporté jusqu’ici. L’une des photos attire mon attention. Même cadre, même vide, même passerelle. Mais sur la passerelle, entre les personnages, un intervalle. Un vide, encore. Mais un vide étrange. Je me penche sur la photo.
Il semble y avoir un changement de contraste avec ce qui l’entoure, comme un forme, une silhouette…


Soudain, j’entends des bruits sourds au-dessus de ma tête. Je me redresse brusquement, prise de panique, enfourne tout en vrac dans la mallette et la referme au moment où une chose qui je n’identifie pas tout de suite transperce le toit juste au dessus de mon compartiment. Une main énorme avec des griffes horribles déchire le métal comme une vulgaire feuille de papier. Je comprends vite de qui, ou plutôt de quoi il s’agit. J’attrape la mallette et m’apprête à fuir. J’ai à peine atteint la porte quand je sens un énorme bras m’attraper. J’ouvre la bouche pour crier, mais la terreur me laisse sans voix. Pendant qu’un seul bras griffu suffit à me paralyser, un autre ramasse la mallette que j’ai lâchée sous la pression du premier. Le porteur de la mallette la fouille et y trouve finalement la clef USB. Un sourire mauvais déforme son visage. Il fait un signe de tête à celui qui me tient. Il vient d'ordonner ma mise à mort. Je le sais.


La pression que mon bourreau exerce sur moi devient de plus en plus forte, insupportable. Elle me permet de réaliser que mes soupçons étaient fondés. Mon père ne peut pas avoir résisté à cela. Le désespoir me gagne et je me résigne à le rejoindre « par-delà les mers », attendant d’entendre mes os se rompre un à un.
Jeu 6 Jan - 00:50 (2011)
Dëss
L'Encre des Rois

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Localisation: Les Enfers

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Saend se pose sur ce siège sortit du sol, il va utiliser ses dons pour connaître la mémoire de cette pièce. A la seconde même où je sens son esprit s'élever dans la pièce, j'entends des pas, pas très nets, mais nombreux. Je suis d'humeur… massacrante. Ceux-là n'ont pas de chance. Je sors de la salle en me préparant à me jeter sur les quelques mutants qui restent et en espérant tomber sur des costauds et... NON !! C'est impossible !! Des humains !!.. Mais que font ces stupides mortels ici…?!!
« Pffhh… !! »
Je sors du caveau, une douzaine d'humains me fait face. Une humaine m'approche en titubant :
« Tu vis ici? t'es un clodo? ou tu visites? Haha !! »
Elle est complètement saoule. Ah ! Ces humains qui ne tiennent pas l'alcool me déçoivent !! Enfin, ce soir, bourré ou pas, je suis bien content de trouver de quoi me défouler et faire sortir toute cette rage que je contiens. Ils n'ont vraiment pas de chance. Je réfléchis un instant en observant ces bipèdes sans intérêt, qui n'ont aucun rapport avec ce qui m'amène ici. ... Cela me ravit, je peux donc m'amuser avec eux sans prendre de risque.


Avant même que j'imagine ce que je vais leur faire, l'un d'eux fait deux pas rapides dans ma direction, muni d'un couteau. Il me transperce, la blessure est peu profonde et ne sera même plus visible dans moins de dix minutes. Je vois son sourire sur son visage, et je l’entends expliquer à ces compagnons que je dois avoir de l'argent sur moi. Je saisis tout doucement sa main qui tient le couteau et lui brise le poignet d'une simple pression. Il tombe à genoux et crie, ils sont si fragiles. En un coup de pied, j'envoie à plusieurs mètres devant moi celui qui m'a attaqué. Les autres sont pris de panique, mais pas tous. Deux armoires à glaces s'approchent armés de chaînes. Les deux lancent une attaque sur chacun de mes flans, mais ils sont tellement lents que j'ai temps de m'approcher de celle qui m'a parlé. Je pose ma main droite sur son front, elle s'illumine et son corps tombe inerte et sans vie. je me retourne et tombe face à face avec les deux abrutis qui pensaient me toucher avec leur ficelle en métal. Celui de gauche m'envoie sa chaîne, je le saisis avec ma bouche, je la broie entre mes dents et crache les restes du métal mâché et quelques traces de sang.


Je prends celui qui vient de m'attaquer par le cou, je lui broie les os de la nuque, et le laisse tomber. Le deuxième armé de sa chaîne me fonce dessus, je tends le bras et il tombe à terre, inerte et sans vie. Les quelques un qui restent sont ceux qui sont courageux, car les autres ont fuit... ou alors ils ont trop peur pour bouger… Je souris et m'approche des deux restants. La plus proche, elle sent bon, elle sent l'alcool et la chair fraîche. Je bondis sur elle, je la mords au cou, et pendant plusieurs secondes je lui arrache littéralement la nuque. Je me lève la bouche pleine de sang et de viande. L'autre tend une arme à feu vers moi en criant, il me loge une balle dans l'épaule. Je ne bronche pas, je fais un pas vers lui, pose ma main sur son front et son cadavre tombe à terre.


Je n'ai pas vu le temps passer, cela fait trois bonnes heures que je m'amuse avec eux. Je regarde les corps de mes victimes, et décide de changer d'habits. Après quelques choix, je me retrouve avec un long manteau rouge sombre qui tombe jusqu'aux pieds, sans épaulière. En dessous, je porte désormais un pantalon noir, muni de poches latérales, qui tombe sur des chaussures montantes, elles aussi, noires, d'une taille inférieure à mes précédentes. Sur mon dos, je porte un long t-shirt noir, et par dessus une chemise rouge sombre et noire. J'ai ramassé le flingue de l'homme, après avoir retiré la balle qu'il ma envoyée et trouvé un porte arme à feu sur le cadavre d'une de mes victimes. je n'en ai pas besoin, mais je trouve cela classe.


J'ai à peine le temps de cramer les corps et de les mettre les restes fumants dans des tombes déjà pleines, que je sens le retour de l'esprit de Saend. Je trace un cercle de sang accompagné de runes sur le mur de pierre d'une des constructions faites pour les morts de ce cimetière. Je pose ma main sur le cercle et une épée sort peu à peu du mur comme si c'était une fenêtre sur un autre monde. L'épée est assez longue, la lame est grise et aiguisée, pointue et symétrique, avec des angles à la pointe, arrondis. Le manche est noir, enroulé dans un tissu gris qui tombe en morceau, et est orné d'un crâne au pommeau. Je regarde rapidement cette nouvelle arme mise à disposition, et je pense que celle-là va vite me paraître indispensable. Je verse quelques gouttes de mon sang sur la lame et y trace un grand trait. Je la remets rapidement dans le cercle et ferme le passage.*


J'ai juste le temps de m'approcher de Saend qui se réveille, et de lui sourire. Je lui expliquerai que j'ai pleinement retrouvé mes capacités et tout mon armement durant le voyage jusqu'à notre prochaine étape, qu'il me fera un plaisir de m'indiquer. Je le vois s'éveiller comme après un long sommeil, il m'explique ses visions, et essaie de me convaincre de le suivre jusqu'au désert des pluies. Tout d'abord, je ne sais pas pourquoi il prend autant a coeur ce travail. Mon travail. Il m'aide, certes mais pourquoi veut-il aller dans ce désert? Il veut retrouver y retrouver une patrouille, et réussit à me persuader de le suivre avec un seul argument. La créature que j'ai vue dans les égouts, et que Saend a vue dans son rêve, je veux l'affronter, or elle sera dans ce désert... Je ne sais exactement ce que je pourrais faire face à elle, mais je ne peux pas m'empêcher d'y penser. Je dois également ramener un spécimen pour remplir ma mission, et quoi de mieux que l'original de ces bestioles?! Tout s'accorde en un point, nous partons pour ce fichu désert.


Le jour sera bientôt là, encore quelques heures et je serais seul, sans Saend à mes côtés. Nous rebroussons chemin, en direction du port pour avoir plus de précision sur les paroles que Saend a pu voler de la mémoire de ce caveau. Nous arrivons, mais avons été devancés par une troupe. Nous nous cachons pour mieux la surprendre, lorsque nous voyons des voitures se faire remplir peu à peu par des mutants, reconnaissables à leurs bras toujours aussi seyants. Les monstres chargent des caisses dans des gros véhicules, des camions et des 4x4 noirs. Les caisses viennent d'un bateau accosté, que je vois mal en raison du brouillard. Je suis prêt à bondir, lorsque Saend m'explique que pour retrouver cette patrouille dans le désert, il va nous falloir les suivre. D'après lui, le premier groupe de mutants est partit pour une ville, le second à pour but d'attaquer un train et le dernier se dirige vers ma nouvelle cible jusqu'au désert des pluies. Je ne demande rien de plus, et suis mon compagnon sans rien dire.


Il se rapproche des mutant, en rasant le sol, tout doucement, camouflé derrière un mur de caisses. Il est adossé au mur, pendant que les caisses qui le forme sont peu à peu rangées dans un camion. C'est le dernier chargement à priori, car les véhicules ont commencé a quitter les lieux. Il n'en reste que trois, dont un qui commence a s'éloigner. Le deuxième est plein, le moteur est mit en route. Le dernier est encore en train d'être chargé par deux mutants. L'un d'eux revient vers le camion les bras vides, signifiant qu'il n'y a plus rien à décharger du bateau, et que les dernières caisses sont sur le quai. Les deux mutants s'activent à charger les restes, et Saend sait que s'il ne trouve pas de solution, il va se faire surprendre par ces bestioles. A la seconde ou les deux mutants sont tournés dos a lui, il saute par dessus les caisses, et atterrit dans le fond du camion, a la seconde même où les mutants se sont retournés. Comme d'habitude, il s'est embarqué avec une infinie discrétion, et peut se laisser amener à destination. Quant à moi, je dois les suivre. J'attend que le convoi prenne de l'avance, je m'envole en quelques battements d'ailes, et surveille cette file de camion en essayant de ne pas les perdre de vue.
Jeu 6 Jan - 00:51 (2011)
Jess
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 02 Jan 2011
Messages: 91

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Caché dans le sas entre les deux wagons, j'observe par la porte vitrée la scène qui se déroule dans la voiture suivante : deux bras griffus ont investi le wagon par un trou béant pratiqué dans le toit. Le premier est de profil, affairé à fouiller une mallette, le second est de trois quart dos et il tient de son bras monstrueux une jeune femme captive.


Je m'écarte légèrement et fais signe à Urdaan de jeter un oeil. Il s'exécute.


« Il va falloir être rapides. Ca ira ? ». Il me regarde et hoche la tête. Ma transmission télépathique a fonctionné.
« Très bien. Je passe en premier, tiens toi prêt ».
Et c'est parti.


Je me tapis dans le fond du sas, bande tous mes muscles et m'élance. Au même moment, Urdaan actionne l'ouverture de la porte. Je fonds littéralement sur ma cible, l'être à la mallette. Au passage j'enfonce mes griffes dans la nuque de celui qui retient la fille, chacune tranchant les chairs au niveaux des disques, entre les cervicales. Son cou se transforme en carpaccio, et il s'effondre mollement et en plusieurs morceaux. L'autre n'a que le temps de relever la tête de la mallette et de m'apercevoir à quelques centimètres de lui, et d'esquisser une grimace de surprise avant que mon poing ne s'enfonce dans sa cage thoracique. Le coeur que j'en extrait est à l'image de son bras : hypertrophié et laid. Je l'écrase dans ma main.


Je regarde au-dessus de moi : debout au bord du trou, deux autres bras de Caïn me regardent, visiblement contrariés et hésitants. Ils se concertent, l'un d'eux s'en va et le second saute dans le wagon pour m'affronter. Aïe... tout à l'heure j'ai bénéficié de l'effet de surprise, mais là, de face, j'ai moins de chances.


Il s'avance vers moi, lentement, brandissant son poing redoutable. Je recule, cherchant un angle d'attaque. Il me devance et se jette sur moi... et dévie subitement de sa trajectoire. Urdaan l'a percuté sur le flanc, et ils roulent maintenant tous deux sur les banquettes, dans un corps à corps hargneux. Le combat est violent et bref : Urdaan fini par se démêler du cadavre de mon assaillant. Je regarde mon allié et réprime un frisson de peur : il est en rage, tous crocs dehors, les yeux injectés de sang. Petit à petit ses traits s'apaisent.


Je comprends l'habileté de sa manoeuvre : il est sorti du train par le sas, a remonté le wagon par l'extérieur (en volant sans doute), puis a traversé la vitre et est rentré dans le combat par le flanc. Chapeau, et merci.


Je me retourne vers la fille. Pendant le combat elle a réussi à récupérer la mallette et la tient serrée très fort contre elle. Elle est recroquevillée sur la banquette, visiblement terrorisée. C'est une humaine appétissante, et elle me regarde avec un mélange de peur et d'incompréhension. Je dois être le premier vampire qu'elle contemple.


Il est évident que les abominations en voulaient à cette fille ou / et à sa mallette. Elle doit donc avoir un lien avec les réponses aux questions qui m'habitent. De plus, je me range au vieil adage disant que 'les ennemis de mes ennemis sont mes amis". De manière temporaire du moins. Je décide donc de ne pas m'en nourrir.


J'en informe mentalement Urdaan, dont le combat a aiguisé l'appétit et qui commence à la regarder bizarrement. Il ronchonne un peu, puis fini par me répondre :


« OK OK je ne lui ferai rien. Je monte sur le toit, pour voir s'il ne reste pas un crabe violoniste partant pour un requiem ». Et il saute prestement par le trou béant.


Je reviens à la fille, toujours paralysée d'effroi. En geste d'apaisement, je tends une main vers elle et m'aperçoit soudain qu'elle contient encore le coeur broyé d'une de mes victimes. Je la cache vite fait dans mon dos, toussote pour m'éclaircir la voix et lui dit de ma voix la plus douce :


« Je m'appelle Jess. Je suis un vampire, mais je ne te veux aucun mal. Je suis ton allié ».
Jeu 6 Jan - 00:55 (2011)
Taïla
L'Encre des Rois

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Messages: 36

Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Je commence à avoir le souffle court quand soudain la pression se relâche brusquement. La créature qui me tenait s'effondre à mes pieds, la tête détachée du corps. Une silhouette élancée s'attaque au deuxième bras griffu qui lâche la mallette. Celle-ci tombe et son contenu s'éparpille à terre alors que la clé glisse jusqu'à mes pieds. Je regroupe ce que je peux dans la mallette et la serre contre moi.


La silhouette est celle d'un jeune homme apparemment, mais sa rapidité est surnaturelle. Il s'attaque à ses ennemis avec une violence farouche. Je détourne le regard des atrocités qui se produisent dans le compartiment après l'avoir vu arracher le cœur de sa victime à main nue. C'est alors qu'un autre homme passe juste à côté de moi, venant de l'extérieur du train il est passé A TRAVERS la vitre, pour porter secours au premier. Sa sauvagerie est sans pareille et je vois deux crocs brillants dépassant de ses lèvres retroussées. Je recule jusqu'au siège sur lequel je me recroqueville, mes jambes ne me tenant plus.


Le calme revient. J'ai le souffle court et balade mon regard de l'un à l'autre des deux individus en me demandant ce qu'ils sont et ce qu'ils vont faire de moi. Le premier est plutôt grand et assez pâle. Il se tient droit face à moi, mais ne semble pas savoir quel comportement adopter, sans être menaçant. Le second est plus petit. Il laisse ses canines apparentes en me regardant avec une sorte de convoitise, même s'il semble retrouver peu à peu son calme. Ses yeux noirs et perçants me donnent l'impression qu'il lit en moi. Ma terreur est telle que je serre un peu plus la mallette de mon père, ce qui réveille la douleur produite par l'étreinte du bras griffu.


Ils me donnent l'impression de communiquer silencieusement. Le second individu finit par disparaître par le toit, à mon grand soulagement. J'essaie de réfléchir au moyen de me sortir de là, en sachant très bien que ça m'est impossible.


J'ai un mouvement de recul lorsqu'il s'approche de moi pour me tendre la main dans laquelle se trouve une chose qu'il s'empresse de cacher. Je ne tente même pas d'imaginer ce qu'elle contenait. Mon regard rencontre le sien, d'un bleu acier qui semblent vouloir en dire plus que les mots. Étonnement, son regard m'apaise un peu et mes muscles se détendent alors que je l'entends se présenter :


"Je m'appelle Jess. Je suis un vampire, mais je ne te veux aucun mal. Je suis ton allié."


Un vampire... un vampire ?!! L'incrédulité s'empare de moi. Les bras griffus, les vampires... C'est une blague, un canular, ce n'est pas possible... Je regarde la mallette serrée contre moi et murmure à l'intention de qui voudra l'entendre.
«Ca n'existe pas. Juste dans les légendes pour faire peur aux enfants, dans les livres, l'imagerie populaire. Je... non !!!»


Je sens qu'il est un peu désemparé par ma réaction. Il s'approche et s'accroupit face à moi.
« Je suis vraiment un vampire, mais je ne te veux pas de mal.
- Non... ça n'existe pas... Pourquoi tu fais ça … ?
- Tu as bien vu ce qui s'est passée ici ? Et je pense que tu en as vu bien plus que ça, non ? Ne crains rien, je ne suis pas un de ces monstres qui viennent de t'attaquer ».


Le ton de sa voix me rassure un peu. Il a l'air sincère. Je fouille son regard et n'y vois qu'une certaine compassion. Il a raison. Après ce que j'ai vu, comment douter ? Non... ce n'est pas possible... Que dois-je croire ? Mon esprit continue de lutter contre cette vérité, mais quel autre choix ai-je que celui de lui faire confiance. Et quoi qu'il soit, il m'a sauvé. Je vais donc devoir me contenter de ça pour l'instant. Il rompt le silence pour me demander mon nom.
«Taïla...


Nouveau silence.
« Je te remercie d'être intervenu ».


Ne sachant quoi ajouter, j'attends qu'il reprenne la parole, encore confuse après sa révélation.
Jeu 6 Jan - 00:56 (2011)
Lou Chan
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« Tu vas où, exactement ?
- Allons vers l'Ouest, en longeant la voie ferrée. C'est la direction la plus sûre et la plus rapide pour sortir de la ville, et si Jess a compris qu'il était suivi, c'est sûrement par là qu'il est parti." Pas un mot de plus: elle a compris la consigne, et me suit à la trace, à quelques mètres derrière."




Comment peut-il le savoir ? L'odeur des monstres vient d'un peu partout... Ca devient compliqué je verrai ça plus tard.
Je sens des vibrations dans le sol... Il se retourne et je sais qu'il sait que je sais que c'est un train.
Je sens une aura, je ralenti, il s'arrête, sur le train, des silhouettes se dessinent, ce sont eux... les mutants...
Shadow et moi sautons sur le train. Nous entendons vaguement Ezekiel nous dire de sauter sur le train... un peu retardataire mais bon...


Deux mutants commencent à se retourner.
« Et merdeu ! » dis-je en chuchotant assez fort pour qu'Ezekiel entende.
« Et maintenant, on fait quoi ? »
Jeu 6 Jan - 00:57 (2011)
Dëss
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Nous commençons à peine à suivre ce convoi, moi à plusieurs centaines de mètres du sol, et lui dans le dernier camion du convoi, quand je sens sa présence dans ma tête.


« J'ai jamais eu de chance dans les filatures… »


Je ne comprend pas de quoi il parle, si ce n'est les nombreuses fois où j'ai anéantit ses tentatives pour suivre discrètement une de ses cibles. Néanmoins je ne voit pas en quoi cette fois, la malchance le pourchasse encore. Je ne peux pas lui répondre, je ne suis pas télépathe, mais lui l'est assez pour lire dans mon esprit.


« De quoi parles-tu ?!
- Je..Je.. Si nous mettons beau… beaucoup de temps à arriver, je ne serais plus vraiment en état de t'ai..t'aider…
- Pourquoi ?? Que se passe-t-il ?
- Je suis dans un camion frigorifique ».


J'imagine la scène dans mon esprit, lui qui entre discrètement dans ce camion, qui fait tout son possible pour ne pas se faire repérer, et qui finit par moisir dans un camion frigorifique. Cela en serait presque drole si nous savions la durée du trajet, mais là, il est en danger, et si je l'aide…


« Ne m'aides pas !
- Pourquoi ?! Tu ne tiendras pas longtemps comme ça !
- La température est de moins 30°... je peux tenir à peu près une heure sans avoir de séquelle. Et puis si je ... MAS BLACKDEN !!
- Une heure tu disais… ?
- Non, c'est pas ça, je viens de voir se que contenaient les caisses, j'en ai brisé une en pensant que je pourrai m'en servir pour me réchauffer. Et ce n'est pas beau à voir ».


Il me décris alors se qu'il a découvert. Des morceaux de chair, dans des bocaux, dans du formol et d'autres produits. Des amas de nerfs, de muscles, d'os détachés de tout corps vivant, mais qui bouge. Pendant quelques secondes il me dit que c'est sûrement du aux secousses du camion, mais non, c'est organes seuls, sans rien.. ils se déplacent. Saend ne dit plus rien, et nous laissons un blanc s'installer.


Au bout de plusieurs dizaines de minutes, je me demande ce qu'il devient, celui que j'ai veillé pendant que Saend retrouvait mon ancienne arme. Je ne connais toujours rien de lui, ni quel est son rapport avec cette histoire, mais j'espère le revoir prochainement. Je me trouve moi même faible d'esprit de penser à quelqu'un d'autre, alors que je m'approche d'un véritable monstre.. Rien que d'y penser, mes muscles se contractent, je sens l'excitation du sang qui monte en moi. Mais les paroles de Saend me ramène à la réalité.


« D'après un rapport de scientifique, ce sont tous des expériences réussit. Je ne tiens pas à voir à quoi ressemblent les ratés. Je me demande ce qui a bien pu leur passé par la tête pour créer ce genre de .. de monstuosités !! Il est aussi mentionné que ces choses ont été faites à partir de cellules clonées, mais il n'est pas dit de quoi ni d'où proviennent les originales. Le nom de « Bras de Caïn » apparaît aussi à de nombreuses reprises dans différent rapport."


Je ne réponds pas, j'observe le convoi qui avance toujours. Il a d'abord commencé a s'éloigné du port et des docks, puis il s'est approché de la ville, mais pas trop pour éviter d'attirer l'attention, il a suivit les petites routes. Il est maintenant en train de s'approcher de la zone inhabité de la région, le désert des pluies. Malheureusement, un convoi d'une dizaine de camion noir ne passe pas inaperçu, et j'ai peur que quelques rigolos viennent se mêler de ça.
Jeu 6 Jan - 00:57 (2011)
Ezeckhiel
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Voilà. Nous sommes repérés. Le combat est inévitable.
« Lou, Shadow, Entrez dans le wagon, et restez-y. Si jamais y a des problèmes, vous protègerez les passagers ».
D'un signe de tête, Lou acquiesce.
« Sans les manger... »
En ronchonnant, elle s'exécute...


Quelques wagons plus loin, le groupe de mutants est passé à l'action. Certains ont investit la voiture, et d'autres sont restés dehors, comme pour guetter.
Les quelques-uns qui sont entrés n'en ressortent pas, et semble avoir rencontré une certaine résistance.
C'est possible, ça ?
D'un coup, je sens une aura surpuissante dans l'air. Leur chef ?
Trop concentré sur cette personne, j'en ai oublié les quelques quatre hypertrophiés qui, d'un bond, se sont détachés de leur groupe pour m'attaquer.
Derrière eux, je distingue une silhouette qui, je suppose, est la détentrice de cette aura oppressante. Rassuré de la voir s'attaquer au reste du groupe de monstre, je me reconcentre sur mon propre combat...


C'est la situation parfaite pour essayer mes nouvelles potions.
On va bien s'marrer...
Deux de mes adversaires s'approchent de moi, à une vitesse incroyable. Ils n'ont rien à voir avec celui que j'ai combattu dans les égouts. Ils sont..."améliorés ?"
J'attrape ma fiole pyrogène, et l'avale sans attendre: une chaleur infernale s'empare alors de tout mon corps. Ce n'est pas désagréable, mais j'apprécierais plus de fraîcheur... C'est parti.
Deux sur mes côtés, un qui tente de me prendre de face, et le dernier au dessus. Le temps semble s'être figé...Cette chaleur me détraque le cerveau. Je sens la force de mon nouveau pouvoir affluer, mais elle semble m'affaiblir quelque peu. Elle me gène...


Comment ça marche ?
Je me concentre sur mon bras droit, et tente de l'enflammer: J'y arrive sans aucun problème, et toute la partie droite de mon corps avec. J'ai mal dosé... Mon corps revient à la normale. Difficile...
Les deux à gauches me menacent de leurs bras titanesques, et je recule alors, concentré sur mes jambes qui s'enflamment, en direction d'un troisième qui comptait m'attaquer par derrière, et auquel je donne un coup de pied fulgurant: celui-ci transperce ma cible en plein coeur et, mon pied passé au travers, je tente de me dégager de la carcasse qui est désormais pendue à ma jambe.
Trop puissant...
Les trois autres arrivent, et je tente alors un coup que j'ai imaginé 100 fois: déchirant mon T-shirt, je forme une boule de tissu compacte que je balance en l'air. Ma jambe, toujours brûlante, vient alors frapper dedans, l'embrase, et l'envoie en pleine tête de celui du milieu. Résultat : une belle tête d'ampoule.
J'adore.
Les deux derniers, qui semblent avoir été plus méfiants, tentent une attaque en duo. Ils joignent leur bras gangrené, et l'un propulse alors l'autre à pleine vitesse dans ma direction, comme une catapulte. Tandis qu'il vient me percuter de plein fouet dans l'épaule, y faisant jaillir une flamme, l'autre est passé derrière moi, et tente de me briser la colonne vertébrale, d'un coup de poing destructeur.
Pas brisée, mais salement amochée. J'ai mal...
Je tente de parer le prochain coup, mais la force que semble y avoir mis mon adversaire m'oblige à l'esquiver, par la gauche. J'en profite pour placer une contre-attaque qui leur sera fatale: un coup de pied d'une force mal maîtrisée, mais qui semble payer. L'un est éjecté du train, et l'autre propulsé à quelques mètres, assommé.
Mission accomplie. Je n'ai plus qu'à achever le dernier pour être tranquille. Concentré sur ma main droite, j'essaie de l'enflammer: j'abandonne après quelques secondes, voyant mon bras devenir écarlate.
A revoir, le potion pyrogène... On va revenir aux vieilles habitudes.
J'attrape mon adversaire au sol, le soulève par la gorge, et m'apprête à le décapiter quand soudain, je m'en rends compte.
Je la connais...
Derrière moi, un "Bravo!" moqueur retentit, et les applaudissements qui vont avec.
Je me retourne...
Jeu 6 Jan - 00:58 (2011)
Urdaan
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CLAP CLAP CLAP !


« Non vraiment bravo ! Il y a bien longtemps que je n'ai pas vu un tel numéro ».


Je suis sincère. Il y a tellement longtemps que je vis dans les égouts... que je ne suis pas allé à l'opéra, au théâtre, au cabaret.
Tellement longtemps que vis seul, loin de tout tracas certes, mais aussi de toute animation, au milieu de mes livres et de mes disques.
Tellement longtemps que je n'ai plus ri. Je ne me souviens même plus de la dernière fois.
Je tente un ricanement. Ne me sors qu'un cri semblable à celui d'une hyène souffrante.


« Pas mal ton interprétation de Fantasia. IL y a une deuxième séance ? »
Visiblement il ne semble pas comprendre mon sarcasme. Il me regarde m'approcher, interdit.


« Tu ne l'achèves plus ? » dis-je en désignant son ennemi au sol. Il ne répond pas.


J'ai bien reconnu l'un de nos poursuivants des égouts, celui que j'ai aperçu avant d'actionner la mine. Son visage balafré s'est gravé dans ma mémoire.
Je lui dois, avec les autres, d'avoir été délogé de mon repaire, de ma quiétude.
Je lui dois la destruction de tant d'oeuvres d'art inestimables, entre autres tableaux, meubles, incunables, que j'ai mis tant de temps et de patience à rechercher et à acquérir.


Non, ma colère n'est pas totalement apaisée.


Je me penche sur le bras griffu qui gît inconscient entre nous. C'est une femme. Même évanouie elle fait peur, ses traits tirés dans une grimace rageuse.


« Mmm... elle aurait pu être mignonne, n'eût été sa difformité ».


Il me regarde toujours, visiblement blessé et épuisé par son combat et ses expériences chimiques hasardeuses. Son silence et son immobilisme m'énervent, il n'en faut pas plus pour réveiller le courroux qui couve en moi.
Une pulsion soudaine m'envahit. Je l'attrape à la gorge, le soulève légèrement du sol et approche son visage du mien :


« A cause de toi je n'ai plus rien. Alors tu as intérêt à me dire presto qui tu es, et pourquoi tu nous suis ».


Je n'ai pu empêcher une pointe d'accent italien. Chaque fois que je m'emporte, mes racines réapparaissent.


Comme je le jauge du regard, les babines retroussées en signe de danger, je sens une faible vibration à mes pieds.
La mutante est en train de reprendre conscience et s'agite. Je lève ma botte pour écraser son joli minois pollué de mon talon.
Jeu 6 Jan - 00:59 (2011)
Jess
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Comme elle me regarde avec une curiosité teintée de crainte, je m'assois sur la banquette à côté d'elle, dans le sens de la marche, comme deux vieux amis qui voyageraient ensemble. Le combat m'a épuisé et affamé, et je sens l'odeur chaude et sucrée de sa vie, là, à portée de croc... non.


Je regarde autour de nous. Nous avons fait de sacrés dégâts dans ce wagon, et le peu de passagers qui étaient présents ont tous fui le lieu du chaos. En tout cas l'information n'a pas du remonter jusqu'au conducteur du train, et personne n'a tiré le signal d'alarme, puisque nous filons toujours à travers le paysage.


Je regarde les étoiles à travers le trou béant dans le toit du plafond. Elles commencent à briller dans le ciel crépusculaire, de la même magnitude qu'il y a 600 ans, lorsque je les regardait briller de mes yeux d'humain. Sans les quitter du regard, je me mets à parler à voix haute :


« Je viens de fêter mes 600 ans il y a quelques mois. 600 années de voyages, d'observation, d'aventure. J'ai traversé bien des époques et j'ai vu mille changements dans l'histoire du monde. J'ai vécu tant de plaisirs et de souffrances, d'amitiés et de trahisons, de progrès et de récessions... et chaque journée que j'ai vécue a laissée des dizaines de souvenirs dans ma mémoire. J'ai 600 ans, 7 mois et 26 jours et pourtant... il manque 10 jours dans ma vie. 10 petits jours perdus au milieu de cette éternité, une goutte dans l'océan... mais qui me creuse le cerveau comme une torture indienne ».


Je ne sais pas pourquoi je me suis livré comme ça à cette inconnue. J'ai parlé pour moi, pour faire le point sur ma vie et aider peut-être ma mémoire à retrouver quelques bribes de ces jours évanouis. Pour la rassurer aussi, lui prouver ma part d'humanité... c'est réussi, j'ai du l'effrayer encore plus avec mes états d'âme !


Je me tourne vers elle à nouveau, et désignant la mallette :


« Son contenu doit être très important pour que ces abominations se donnent la peine de prendre le train en marche. Une recette de cuisine ? »
Jeu 6 Jan - 01:00 (2011)
Taïla
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Encore secouée par ce que je viens d'apprendre, je n'ai pas bougé lorsqu'il s'est assis à côté de moi et regarde le ciel d'un air songeur.


C'est ce moment qu'il choisit pour poursuivre ses révélations. 600 ans ? Plus de vingt fois mon âge... J'ai encore beaucoup de peine à le croire, et pourtant... Pourquoi me dit-il tout ça, à moi ? Ces 10 jours perdus semblent le perturber... Ça peut être perturbé un vampire ?


Il me demande alors ce que contient la mallette non sans un certain humour, ce qui me fait sourire bien malgré moi. Car pour le reste, ce que contient cette mallette de concerne désormais que le Professeur Smile et moi.


« Je suis censée te faire confiance ? »
Jeu 6 Jan - 01:00 (2011)
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire

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