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"Le Sang des Rois" : L'histoire
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"Le Sang des Rois" : L'histoire
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Taïla
L'Encre des Rois

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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
PublicitéSupprimer les publicités ?
Je digère peu à peu ces informations, mais il me faudra du temps, beaucoup de temps, pour tout accepter. En attendant, j’ai moins peur. Je me sens même attristée par le sort qui attend les deux races de vampires… Si la première disparaît, la seconde ne tardera pas à prendre le même chemin… Est-ce un mal ou un bien ? Cette question est ridicule : qui aurait le droit d’en juger ?



Nos regards se croisent quand il répond à ma question. Ses yeux et sa voix sont emplis de sincérité quand il me dit qu’il me laissera « vivre ma vie humaine ». Je songe que l’expression est plutôt curieuse quand on y pense, tandis qu’il se lève et s’approche, se sert sur le chariot et s’assoit à côté de moi. Ma curiosité fait que j'aimerais en savoir plus, mais comme lui apparemment, je pense qu’il m’en a suffisamment révélé pour aujourd’hui… Contrairement à ce dont il doit songer, c’est à mon tour de lui apprendre où j’ai passé une bonne partie de la journée. C’est dans un murmure que je m’exécute :



« Je suis allée à l’institut de médecine... ».



Je ne crains pas vraiment sa réaction puisque comme je le pense, il comprendra pourquoi je m’y suis rendue sans lui. J'ajoute donc aussitôt :



« Je n'y ai pas rencontré l'ami de mon père, le professeur Smile. Il semble faire partie de scientifique qui ont été enlevés »



J'enchaîne sur un résumé de ma journée, de ce que j'ai pu retenir de ce que Georges m'a appris, les données de la clé, le fait qu'on a chacun les informations en notre possession. J'en oublie sans doute, mais le fait de lui raconter tout ça me fait réaliser que finalement, je n'ai pas appris grand chose... Je finis par ajouter que certains éléments ont enfin pu apparaître sur les photos quand je réalise que je lui avais caché leur existence. Je me lève donc d'un bon pour éviter tout malaise de s'installer :



« J'ai besoin de prendre l'air si tu n'y vois pas d'inconvénients ».
Jeu 6 Jan - 13:30 (2011)
Jess
L'Encre des Rois

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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Un léger sourire sur mon visage reflète l'empourprement de Taïla. Elle vient de me livrer par mégarde une information qu'elle gardait pour elle. Sa gaffe et son embarras m'amusent plus qu'ils ne me vexent : elle ne me doit rien après tout, et garder pour elle quelques infos est de bonne guerre et peut lui donner l'illusion de garder un certain contrôle sur les évènements.


Par contre l'histoire des enlèvements de scientifiques... je ne me l'explique pas tout. Ca me parle vaguement, j'ai bien du lire ça dans un journal ou le voir à la télé. Je lui demanderai quelques précisions, plus tard. Pour l'heure je respecte sa volonté de s'isoler et de prendre l'air. Moi aussi ça me ferait du bien d'ailleurs.


Je décide de la laisser s'éloigner, et de la suivre discrètement par les toits pour surveiller ses arrières. Nous avons réussi à échapper à nos poursuivants pour quelques temps, mais m'est avis qu'ils ne vont pas tarder à réapparaître. Et j'ai horreur d'être pris par surprise.


Je me lève et m'appuie sur le montant du lit pour attendre que le vertige passe. Etrange... j'ai l'impression que les feuilles sculptées dans le bois frémissent sous ma paume... je dois être encore fébrile.


Mes jambes sont plus robustes et me portent mieux tout de même. Je balaye la chambre du regard, et tombe sur la mallette de Taïla. Je souris à nouveau, très largement cette fois. Quelle tête en l'air...


J'ouvre la mallette et regarde son contenu à la va-vite. La lettre manuscrite du capitaine à sa fille. Par pudeur je ne la lis pas. Puis je regarde vite fait les photos. Très intrigant. Et une clef USB...


Je prends la mallette avec moi et sors par la fenêtre. Je grimpe par la succession de pans coupés des toitures jusqu'au faîtage, pour arriver en surplomb de l'entrée de l'auberge. Sur mon trajet je longe la superbe rosace qui nous a tant émerveillés la veille : de l'extérieur elle est tout aussi belle, avec ses fines ramifications de plomb qui détachent les pétales de verre multicolores... le chef d'oeuvre d'un compagnon verrier à coup sûr.


Regardant dans la rue en contrebas, j'aperçois Taïla qui tourne à l'angle. J'observe à droite, à gauche : pas de danger manifeste. Puis je me mets à suivre parallèlement ses déambulations.
Jeu 6 Jan - 13:30 (2011)
Dëss
L'Encre des Rois

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Inscrit le: 02 Jan 2011
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Après un long silence dans le caveau, Saend et moi nous levons et partons d'un même pas. Le portail n'est plus là. Au bout du couloir de pierre une double porte laissée à l'abandon nous permet d'être à nouveau à ciel ouvert. Nous sortons d'une bute de terre, les portes ne tiennent même pas, elles sont dans un état de délabrement avancé. Un immense champ de ruines s'offre à nous, des restes de mur, des briques dont le lierre a recouvert la plupart. Sept siècles auparavant, se dressait ici un merveilleux domaine, majestueux et irradiant de toutes ses tours. Aucun seigneur n'osait déclarer la guerre à la famille du Roi, car en plus du mystère, des légendes et des rumeurs qui rodaient prêt d'ici, tout le monde respectait et était terrifié par chacun des membres de cette famille.


Je me souviens que la nuit de sa naissance, la princesse avait décimé une ruelle entière pour satisfaire sa faim. Elle avait commencé avec les enfants, en les tuants dans leur sommeil, puis elle avait joué avec les adultes et les vieux avant de les achever avec des jeux atroces et saignants. Avant même de prononcer son premier mot, elle savait déjà comment torturer les mortels et passer du bon temps. C’est également cette nuit-la que j’ai fait la rencontre de son père. J’avais pour mission d’obtenir le plus d’information possible sur cette famille que même mes supérieurs redoutaient, et quoi de plus facile que de suivre une enfant pour son premier massacre? Enfin c’est ce que je croyais.


La garce en était à sa troisième maison, quand l’atmosphère s’était alourdie, un froid indescriptible s’était abattu sur mon équipe, et aucun d’entre nous n’avait d’explication. Ce ne fut qu’à la seconde ou l’un de nous disparu happé par un bras venant du ciel, que nous comprîmes les raisons de nôtre mal-être. Toute mon équipe se fit massacrer, deux éventrés avec un simple mouvement de main, et trois dont la tête avait quitté leur corps respectif. J’était seul face à ce monstre, qui avait en deux mouvements vaincu mes amis et mes compagnons. J’étais résigné a mourir, mais pas sans me battre, je donnais tout se que j’avais, mais ne fut pas de taille, mes efforts furent vains et je finis agonisant en plein milieu d’un village rasé dont les maisons brûlaient. Ce ne fut que le surlendemain que mes blessures furent guéries et que je décidais de laisser mon armée et le reste de mes connaissances penser que j’étais mort.


Je partis une longue période. A mon retour, 300 années plus tard, le pays que j’avais laissé avait bien changé. Moi aussi. L’armée était encore en guerre contre la famille, mais n’avais pas progressé d’un pouce depuis mon départ. L’unique but de mon retour était ce monstre. Je voulais le voir mort, et venger l’affront qu’il m’avait fait subir. Je fus reçu au château, j’y passâmes une soirée ou je fit une brève rencontre avec le père, la mère, la fille et sa sœur, ainsi que le fils aîné.


Comme si mon arrivée était attendue et préméditée, le maître de maison, qui m’avait reconnu, me proposa une balade pour me faire visiter son domaine. J’acceptais, et après une discussion sans intérêt, un combat s’engagea. Il fut dantesque, inoubliable et sans précédent. Il dura deux nuits, et aux lever du soleil, je profitais de mon invocation de Saend, une découverte des 300 années passées, pour me permettre d’avoir un avantage. Et ce ne fut qu’en début de soirée que je réussi à l’arrêter, m’étant résigné à ne pas pouvoir le tuer au vu de la différence de puissance qui nous séparait, j’optais pour l’enfermement mental, un sort qui consiste à capturer l’esprit adverse avec une âme offerte en sacrifice pour sceller celle de l’adversaire. N’ayant rien sous la main d’assez puissant, j’utilisais une partie de mon âme afin de clore ce combat. Cela fonctionna, un peu trop bien. Je perdis une bonne partie de ma puissance, mais ne fus pas le seul à perdre quelque chose. Durant notre fuite, complètement abattu et mort de fatigue, un sbire de la famille mordit Saend. Il perdit sa vie de mortel. On apprit que bien plus tard que cela lui fut aussi utile que désagréable. Et pour ajouter, on entendit que l’armée assura être responsable de la disparition du Roi.


Saend et moi somme restés proches et avons passé la plupart des 700 ans qui suivirent ensemble. Nous avons recroisé la princesse la plus jeune, qui, durant sa crise d’adolescence avait voulu libérer son père, mais sans succès. Ce fut à cette occasion que Saend, et la princesse avait «sympathisé» durant un combat à mort.. qui finit par la capitulation de la princesse et du Dauphin et la pitié de Saend, qui ne voulut pas les achever. Et au jour d’aujourd’hui, tout cela remonte à ma mémoire, mon agonie, mon exil, mon retour, le dîner, le combat, les affrontements avec la princesse … Cela ne me réjouit pas, mais il est trop tard.


J’ai libéré ce monstre… que je ne considère plus comme tel. Ces 700 dernières années m’ont permit de réfléchir, et comme notre différence de niveau à bien diminué, il me semble quelque peu «normal».


Nous avançons rapidement dans cette étendue de ruines, et nous longeons des villages qui essaient de subsister à la pauvreté. Nous allons mettre un peu plus d’une journée à rentrer en nous dépêchant et si nous ne faisons aucune pause. Espérons que la situation pourra attendre que nous rentrons et que le Roi ait le temps de préparer ses troupes.


Depuis le départ, pas une seule parole n'a été prononcée. Mais cela va changer, je sens que Saend essai de créer un contact télépathique, pour ne pas nous éssoufler dans notre course.
Jeu 6 Jan - 13:31 (2011)
Taïla
L'Encre des Rois

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Jess semble avoir décidé de m’accorder un peu d’intimité, puisqu’il reste dans la chambre, tandis que je la quitte. Tant mieux... Je sors rapidement de l'auberge et dirige mes pas à l'opposé de l'institut. Il n'y est pour rien, mais je m'en veux un peu d'avoir trop parlé. Comment ai-je pu être aussi maladroite et laisser échapper l'histoire des photos ? J'ai l'impression de perdre pied, d'être à la dérive, tel un navire brisé après une tempête... J'essaie de me vider l'esprit en me concentrant sur ce qui m'entoure.


Mes déambulations m'ont amenée près d'un cours d'eau. L'eau est si claire que je peux y apercevoir quelques truites bercées par le courant. Je longe la rivière en me concentrant sur ses clapotis. Depuis mon enfance, s'il y a une chose qui a toujours pu m'apaiser, c'est bien ce son. J'arrive à un pont en pierre reliant deux petites placettes, chacune étant le reflet de l'autre. Je m'arrête au milieu du pont pour les admirer. Celles-ci comportent en leur centre un palmier entouré d'un carré d'herbe où sont aménagés de magnifiques parterres de fleurs. De grandes vasques composées de tulipes de différentes couleurs, des rouges, des jaunes, des blanches... sont disposées aux quatre coins de ces places. Depuis le pont, la vue est magnifique. Les seules choses qui diffèrent de l'une à l'autre sont les activités en cours sur chacune d'elles. D'un côté ont lieu des débats fiévreux d'étudiants, de l'autre des ébats fiévreux d'amoureux. Ce parallèle me fait sourire. La ville vit à un rythme différent d'une place à l'autre, comme si elle avait plusieurs coeurs battant à l'unisson, comme si l'urbanisme avait été pensé pour être en osmose avec la vie de la capitale, chaque placette offrant un appel d'air d'où partent les différentes artères menant à des parcs, jardins et autres lieux de rencontres. Sur le cours d'eau, la roue d'un moulin encore en fonction tourne au gré du courant. Je savoure cet instant et ferme les yeux pour prendre plusieurs longues inspirations avant de poursuivre mon chemin.


La ville continue d’être un délice pour mes yeux. Tout le bâti a dû être réalisé sous la direction de grands maîtres de l’architecture et de la sculpture. Chaque maison ou bâtiment a sa place. Les détails des sculptures, que ce soit sur le bois ou sur la pierre, sont d’une finesse remarquable. Malgré tout, à certains endroits, la pierre porte parfois la marque des dégâts du temps. Cela ne la rend que plus belle, car elle devient le témoin d’une histoire qu’elle garde farouchement en son sein.


La vitrine d’un bouquiniste attire rapidement mon regard. Elle présente des livres plus ou moins anciens, dans des langues parfois inconnues. Je décide d’entrer. La boutique est sombre du fait de l’entassement de hautes étagères où est soigneusement aligné un nombre incalculable d’ouvrages. Contre certaines étagères reposent des échelles permettant d’atteindre les œuvres rangées en hauteur.


J’avance lentement entre les rayonnages, lisant tous les titres que je suis capable de déchiffrer, tirant ceux qui m’ont interpellés. Je fais une halte devant les bandes dessinées, « La Geste des Chevaliers Dragon », « Exauce nous »... La série que j'aperçois ensuite me fait sourire vu les circonstances : « Requiem » de Froideval et Mills. Des lectures appréciables et variées... Sans m’en apercevoir, je m’enfonce peu à peu dans la boutique. Je finis par tomber sur une étagère étiquetée « Paranormal ». Je repense aux paroles de Jess et étudie son contenu. La plupart sont des manuscrits plutôt anciens : « Les elfes des terres arides », « Petit Précis de géographie sur les Monts Sanguinaires et le Désert des Pluies »… Le désert des Pluies ? Plutôt curieux comme nom... Je commence à feuilleter l'ouvrage. Il y est question de légende sur le « dolmen aux sacrifices », « les souterrains atemporels » et autres lieux dont les noms me font frissonner.


« Bonjour »


Je me retourne surprise. Un vieil homme au regard débordant de sympathie se trouve derrière moi. Je devine aussitôt qu’il s’agit du bouquiniste. Par curiosité je lui demande le prix du manuscrit que j’ai entre les mains. Finalement il coûte trois fois la somme que mon père m’a donnée. Il fallait s’en douter… Je remercie brièvement le bouquiniste et m’apprête à quitter la boutique quand je l’entends me demander sur un ton paternel, mais hésitant :


« Tu ne serais pas la p’tite Taïla ? »


J’acquièsce et ajoute :


« Taïla Sylverboat


- Mais oui… Ce bon vieux capitaine ! »


Voyant mon étonnement, il finit par m’apprendre qu’il est un vieil ami de mon père :


« La dernière fois que l’on s’est vus tu étais encore très jeune. Ta mère venait de… nous quitter… Tu as les traits de ton père, mais le regard de ta mère. C’était si improbable de te trouver ici dans ma boutique que je n’y ai pas cru, mais ce médaillon… »


Il désigne alors le médaillon appartenant à ma famille maternelle depuis de nombreuses générations et qui ne quitte jamais mon cou. Un objet plutôt rare et qui ne trompe pas les personnes connaissant ma famille. Je décide de rester méfiante malgré tout. Après que je lui ai donné de fausses bonnes nouvelles de mon père, il me demande les raisons de mon intérêt pour le livre. Je lui avoue que son titre m'a interpellée et que ma curiosité m'a poussée à le feuilleter. Cet aveu le fait sourire et malgré mes réticences, il m'offre l’ouvrage « en souvenir du bon vieux temps » et en me disant de saluer mon père à l’occasion. Je me confonds en remerciements et sors de la boutique, le sachet contenant le livre dans les mains.


Au loin résonne une musique entraînante. Me laissant guider par le son, j’arrive sur ce qui doit être la place du marché aux étals multicolores et aux odeurs enivrantes. Les marchands de légumes côtoient ceux de vêtements ou de bijoux dans une ambiance enjouée. Beaucoup de denrées me sont inconnues. Les étals d'épices dégagent une odeur exotique appelant au voyage. Des enfants passent à côté de moi en courant, tandis que chaque marchand tente d'appâter les clients qui se bousculent devant eux. Le contact avec la foule me donne une sensation de normalité que je n'ai pas eu l'occasion de ressentir depuis un moment.


Les étoles et tissus ont parfois des couleurs dont jamais je n'aurais soupçonné l'existence. Leur teinte est sans doute le fruit de recherches méticuleuses sur les différents pigments composant la teinture.


« Regardez ce joli foulard qui irait harmonieusement avec la couleur de vos yeux »


Comme aux autres je lui réponds non d’un signe de tête avec un sourire désolé et poursuis mon chemin. Voir les vieillards marchander le prix des divers produits que l'on propose me rappelle la criée sur les docks. Ce marché respire la vie et me donne une sensation agréable de plénitude.


Ayant achevé de parcourir le marché, je m’engage dans une ruelle assez étroite et prends le temps d’observer plus longuement les maisons à pans de bois. Certaines sont peintes, d’autres pas. Les encorbellements laissent croire qu’elles sont lancées à l’assaut les unes des autres pour une bataille mémorable. Cette pensée enfantine me fait sourire. Sourire que je perds vite quand j’entends un bruit suspect derrière moi.
Jeu 6 Jan - 13:31 (2011)
Dëss
L'Encre des Rois

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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Cela fait maintenant de longues minutes que Saend a créé un contact télépathique mais que aucune pensé ne m’atteint. Je le sens tendu, et cela commence à m’inquiéter, il n’est jamais tendu, stressé ou même perturbé, il garde tout le temps le contrôle de lui, et... son sang froid. Je ne sais que lui dire, je me demande ce qui créer un malaise aussi important chez lui. Je m’évade durant quelques temps, et j’observe. A des kilomètres à la ronde, des villages fantômes, sans vie, rasés de toute humanité. En bref un lieu calme et tranquille. Il faudra que j’y repasse. Des maisons écroulées, des terres où plus rien ne pousse, et où même le soleil n’ose pas se montrer. Le ciel est couvert d’une épaisse couche grise dont aucun rayon de lumière ne peut espérer passer, et tant mieux, l’obscurité est bien plus agréable pour Saend comme pour moi. Pour en revenir à lui, je décide de penser assez fort, et donc de le sortir de son silence.


« Il t’arrive quoi? Tu as peur de te perdre?»


Ma question est assez ironique en fait, c’est la troisième fois que nous faisons ce trajet…
La première fois ce fut à la suite du combat, le combat. Nous fuyons les sbires du roi, et ses enfants en âge de se battre. A ce moment, ni Saend ni moi n’étions en état d’affronter un premier-né de sang royal. La seconde fois, quelque temps plus tard, après avoir récupéré, nous étions revenus car le seul endroit où le corps du Roi pouvait reposer était ici. Après mûre réflexion, je n’avais rien contre sa famille, et donc laisser son corps ici ne me gênait pas, mais pas sans protection. Nous avions laissé le corps dans un des caveaux du cimetière qui entourait le château, et laissé de multiples barrières. Et c’est maintenant que nous prenions ce chemin, toujours en courant, pour la troisième fois.


Il ne tarda pas à répondre.


« Sais-tu combien de temps tu es resté évanouis dans le caveau ? »


La réponse me semblait évidente.


« A peu près une heure, peut-être plus. Pourquoi?»


«Tu n’as pas ouvert l’œil durant plus de deux jours.»


Ses mots avaient fait « bang » dans ma tête, mais je ne voyais pas en quoi cela était important.


«Et bah alors? J’ai un sommeil de plomb, et puis je n’ai pas dormi depuis plusieurs semaines, j’étais crevé.»


«Durant ton «sommeil» ton aura s’est emballée, tu as dégagé plus d’énergie que tu n’en as jamais eu... depuis bien longtemps. J’ai ressenti un énorme bouleversement en toi pendant ces deux jours. J’étais intéressé. Mais à ton réveil, cela ne m’a plus du tout intéressé, cela m’a horrifié. Tu n’a pas changé qu’à l’intérieur, mais également à l’extérieur.»


Je l’écoutais, curieux de savoir ce qu’il allait me dire, et de lui rappeler que je suis toujours le même.


« Ta peau est plus sombre, tes cheveux sont d’un noir que je n’ai pas vu depuis des décennies, tes cornes sur ton front sont de nouveau là, tes pupilles sont rouges sang… tu veux que je continue ou tu m’as compris? Je ne douterais pas que tes marques noirs sur tes bras soient réapparus, que tes ailes ne te posent plus aucun soucis pour voler, même sur des longues périodes maintenant, et... Je ne sais pas si c’est parce que une partie de ton âme est restée avec cette chose 700 ans, ou si c’est parce que cette partie est revenue dans un corps bien plus puissant que celui qu’elle avait quitté... Mais ta puissance a également été boostée. Je t’accorde que tout cela doit te sembler vraiment parfait, mais... Si tu es vraiment redevenu le même qu’avant…, je pense que ta faim va aussi revenir…»


Tout au long de son discours, je sentais qu’il y avait un « mais» malheureusement je ne pensais pas à cela. Et s’il a raison, ce que je n’espère pas, cela va poser un énorme problème. Je mis un long moment avant de répondre, que pouvais-je lui dire? Bordel ! Je suis dans de beaux draps ! Un silence prit place et dura quelques heures, je ne pouvais pas lui demander cela. Il fallait que je me débrouille seul, un petit moment. Nous arrivions à la capitale, Elesmera, et il va être temps de partir chacun de son côté.




« Je te propose que l’on se sépare ici, nous avons tout les deux quelque chose à faire, il me semble…»


Il acquiesça d’un simple signe de tête et accéléra la vitesse de ses pas. Il se dirigeait vers la ville, mais je sais qu’il n’y passera pas, ce n’est pas dans son intérêt, il l’a contournera vraisemblablement. J’attendis quelques secondes, de le voir disparaître au loin pour déployer mes ailes, puissantes, grandes... Presque majestueuses. Je m’envole en quelques battements, et atteins la couche de nuages, je m’y cache pour éviter que les humains me voient et fassent un de leur scandale. Je passe au dessus de la fourmilière des parasites en pensant que cela fait un bail que je n’ai pas mis les pieds dans un bar, et je suis tenté. Je descends et atterris sur les toits, je peux voir que je suis tombé dans la bonne rue, des tripots à droite et des bars malfamés à gauche. Je me laisse tenter par celui d’où vient de sortir un homme torse nu, sentant l’alcool jusqu’aux pieds. A peine rentré, je suis heureux de mon choix, deux tables à droite, une au fond à gauche. Au total, 19 humains, 14 complètement saouls, 2 endormis et 3 qui ne vont pas tarder à entrer dans une des deux catégories.


Le brouhaha est incessant. Je m’approche du bar, prend la bière d’un homme et la bois d’une traite. Il s’énerve, et essaie de me frapper. Le combat qui s’ensuis est une boucherie où j’évite de salir mes habits afin de rester présentable, et laisse la vie sauve à toutes ces vermines, ceux-là ne m’ont rien fait. Je passe me laver les mains avant de ressortir, calmé et mis en appétit par ce petit exercice.


Je fais plusieurs rues de long en large, avant de m’apercevoir, qu’une douleur à l’estomac commence à me prendre. Je m’adosse à un mur, en espérant que cela passe. Effectivement cela a disparu, et à peine quelques minutes plus tard, je n’y pense même plus. Les maisons sont richement décorées et très ordonnées. On sent que cette ville n’est pas loin d’être une ville des plus moderne. Je déambule dans les rues piétonnes, satisfait de ma curiosité, ces humains m’étonneront toujours : ils s’entassent dans des villes, produisent le plus possible, profitent puis s’en vont pour continuer ce cycle à l’infini, mais malheureusement pour eux il y a une fin a ce manège ridicule. Enfin, il est vrai que cela facilite mes recherches parfois. Je devrais pouvoir… La douleur me reprend, mais elle est plus vive, plus intense et semble remonter de mon estomac vers mon cou, je sens mes muscles se contracter, mes sens s’ouvrir, mon odorat s’affole, mes yeux cherchent partout quelque chose à fixer, mes oreilles écoutent le moindre son… Je perd l’équilibre et reprend mes esprits quelques mètres plus loin, ne me souvenant pas d’avoir avancer.


Je commence à comprendre, à me rappeler, …«je pense que ta faim va aussi revenir…». Je ne pensais pas que je perdrais le contrôle si vite, cela ne fait même pas deux... Si Saend m’a dit que j’avais dormi deux jours, c’est amplement suffisant. Vite. Plus vite. Je cours le plus vite possible, bousculant tout le monde et personne. C’est trop tard.


Des images me viennent, la couleur rouge prédomine dans mes visions. Des odeurs maintenant, des dizaines, puis peu à peu leur nombre diminue, pour n’en laisser qu’une. Celle de la chair. Elle n’est pas très grande, ses cheveux, sa peau m’attire, elle ne fait pas attention à moi, je sens son odeur, je m’enivre, vois mes bras se tendre vers elle, s’approcher d’elle à grand pas. Elle m’a enfin vu, je pourrais lui crier de fuir, mais cela ne servirait à rien. Elle est condamnée. Elle se retourne et semble se mettre à hurler, je couvre ses cris par un râle qui vient du fond de mon être. Je ne peux rien faire, je vais assister au massacre sans pourvoir lever le petit doigt.
Jeu 6 Jan - 13:32 (2011)
Jess
L'Encre des Rois

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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Toujours juché sur les toits, je poursuis ma route parallèle à celle de Taïla. Elle ne se doute pas de ma présence évidemment. Après avoir déambulé au hasard des rues et des places de la ville, elle a fini par rentrer dans un bâtiment et s'y est attardée un long moment... j'ai fini par pénétrer dans des combles mansardées par une lucarne, afin de me protéger du soleil implacable. Bien que je ne sois pas un premier-né, je ne peux rester trop longtemps sous un soleil puissant sous peine de m'affaiblir, et j'aurai besoin de toutes mes forces si les bras griffus réapparaissent.


Taïla est enfin ressortie munie d'un petit sachet à la main. Quelques emplettes vraisemblablement. Notre prochaine étape nous amène à la place du marché où je dois redoubler de vigilance pour ne pas perdre sa piste : sa silhouette et son odeur se noient dans la foule et les étals bigarrés, et le bruit caractéristique de son pas se perd dans le brouhaha assourdissant des vendeurs à la criée et des transactions hautes en verbe.


Je la vois s'enivrer des parfums, de visages, se plonger dans cet univers humain qui lui a tant fait défaut ces derniers temps. Elle avait grand besoin de retrouver ses semblables et d'oublier un peu ce nouveau monde de vampires, de spectres et de monstres.


Puis ses flâneries l'entrainent à l'extrémité du marché, dans une ruelle où les encorbellements des façades se lancent à l'assaut les uns des autres, comme un combat de béliers. Soudain, un frisson me parcourt l'échine lorsque la silhouette de Taïla disparait dans l'ombre opaque d'une créature démoniaque.
Jeu 6 Jan - 13:32 (2011)
Taïla
L'Encre des Rois

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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Je me retourne et me retrouve face à un être ailé aux yeux rouges. Il a le front corné et avance vers moi, menaçant, les bras tendus. Il semble être dans un état second et bave comme s'il était enragé. Ma première réaction est de hurler, mais aucun son ne sort de ma gorge. Je ne peux m'empêcher de penser que ça ne peut être qu'un cauchemar. Je recule d'un pas, ferme les yeux, les rouvre.


Cet être répugnant est toujours devant moi, puissant. Il s’avance lentement, tandis que je suis incapable de réagir. Mon corps ne me répond plus. Sa corne s’approche de ma pupille sans même que j’esquisse un mouvement de recul, paralysée par ce que je peux lire dans son regard de cette créature. Des images sombres, terribles, s’enchaînent. Des flammes dont je peux presque sentir la chaleur étouffante, le néant qui semble m’aspirer toute entière… L’enfer. J’ai le souffle court. Je voudrais fuir, mais mon regard reste vissé dans le sien. Sans pouvoir me l’expliquer, c’est ma mort que je vois, ma souffrance avant que je rende mon dernier souffle.


Je l’entends à peine me murmurer de fuir, mais il me retient fermement par le poignet. Je continue de voir défiler des images de plus en plus sombres dans ses yeux. Du sang, le mien. De la douleur, la mienne. Un dernier cri. Plus rien. Ma mort.
Jeu 6 Jan - 13:33 (2011)
Jess
L'Encre des Rois

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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Mais que fait un démon en plein coeur de la ville, et en pleine journée ? Je m'attendais à affronter du bras griffu, et me voilà avec cet olibrius vomi des enfers ! Ca va être une autre paire de manches !


Je saute prestemment juste derrière-lui. Obnubilé par Taïla, il ne m'a pas senti venir. Comme ses grandes cornes s'approchent de son visage terrorisé, je lui tapote sur l'épaule :


"Et dis-donc le cornu, laisse la dame tranquile et viens te battre !"


Et je ponctue ma phrase virile du plus gros coup de poing que j'ai en stock... ce qui ne provoque chez lui qu'une légère gêne, et un regard surpris qui se transforme soudain en colère rouge...
Jeu 6 Jan - 13:33 (2011)
Ezeckhiel
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
A peine ai-je le temps de proposer un verre à Urdaan que celui-ci en attrape un, plante son doigt dans l'avant-bras de Zillah, et remplit son verre d'un sang noirâtre, ni tout à fait liquide, ni tout à fait solide. Une substance bien étrange...


Sans réfléchir, il avale quelques gorgées du sang, geste plutôt courageux de sa part bien que je n'en comprenne pas le sens, et semble s'affaiblir instantanément.


Il est pris d'une fièvre dangereuse qui, manifestement, lui fait souffrir le martyre. Il est en plein délire.


Puis, après quelques secondes de crise, il se relève prestement, m'attrape à la gorge, et me soulève en l'air, sous les rires de la prisonnière qui semble se délecter de la scène.
Étouffant, pris par surprise, je ne sais comment réagir. Est-ce toujours Urdaan ? A l'évidence, non. A-t-il une chance de redevenir lui-même, ou restera-t-il sous l'emprise de ce poison ? J'espère que non...
A vrai dire, il ne me reste plus que quelques secondes avant de m'évanouir, et je dois prendre une décision.


J'attrape difficilement, du bout des doigts, le scalpel avec lequel il s'est piqué le doigt il y a quelques minutes, et lui plante dans le bras qui m'étouffe, me libérant ainsi de sa poigne.


Ce sang ne l'a pas seulement rendu violent, il l'a aussi rendu plus fort. J'ai quelques doutes quand à ce qu'il lui a ôté, car il ne peut avoir que des avantages. Il a forcément perdu quelque chose.
Croisant son regard, je comprends très vite. Toute humanité a disparu de son corps...
C'est pas bon.


A peine m'a-t-il lâché que je me met à courir pour sortir du laboratoire, attrapant au passage ma ceinture de combat, posée là la veille, et qui risque fort de m'être très utile.


Coup de chance pour moi, il me suit à la trace, n'endommageant pas mon matériel: je l'en remercierait quand j'en aurai l'occasion.
La première chose à faire est de le faire sortir du bunker. Le combat est inévitable, et je ne peux de toute façon pas le laisser dans la nature.


Cependant, je risque d'avoir quelques problèmes...
En temps normal, l'aura d'Urdaan ne laisse aucun doute quant à sa force et à mon infériorité. Pas la peine de s'appeler Einstein pour comprendre que j'ai très peu de chances de me sortir d'un combat avec lui sans aucune égratignures. Je ne parle même pas de sortir victorieux de ce combat, chose à laquelle je n'arrive même pas à rêver. Une chose est sûre, cependant: je ne mourrai pas aujourd'hui.


J'en ai la conviction, et même si je dois me surpasser tant en force qu'en vitesse, je ne mourrai pas.


Tout est très confus dans ma tête. Mes pensées s'entremêlent, je pense à Zillah, restée dans le laboratoire, solidement attachée, ou du moins je l'espère, à Jess que je n'ai finalement jamais attrapé, à ces bestioles difformes, à Lou et Shadow restées dans le train, à Dëss...


Dëss. Il m'a promis qu'il reviendrait payer sa dette. Je peux donc être confiant quand à l'issue de ce combat: si les choses tournent mal, Dëss viendra probablement payer sa dette.
Qu'est-ce que je raconte ? Dëss est probablement à l'autre bout du monde, affairé à bousiller du monstre en masse, qu'est-ce qu'il viendrait foutre ici ?
Le sang qu'Urdaan m'a fait monter à la tête me fait penser n'importe quoi.


Le temps n'est plus à la réflexion, je dois agir. Urdaan sort enfin du bunker, et la porte se referme derrière lui. Je me bénis d'avoir installé ce système de fermeture automatique...


Sans réfléchir, il saute vers moi, comme une panthère sur sa proie. Seule la grâce n'y est pas: ses yeux sont bestiaux, ses ongles sont de véritables griffes acérées, et ses membres sont prêts à me déchiqueter.


Il est rapide, et je parviens à peine à esquiver son attaque d'un bond sur le côté. Il réitère son saut, encore plus rapidement: je n'ai pas le temps de l'esquiver, et sens ses ongles me lacérer le torse.


Sans mes potions, je souffre terriblement. Et pourtant, je ne peux me résoudre à les utiliser contre Urdaan: je dois arrêter de les prendre comme seules sources d'énergie et de force. Et je ne dois pas non plus le tuer: mal contrôlées, elles pourraient faire des ravages dans toute la forêt...Ce n'est pas mon intérêt.


Je tombe violemment en arrière, dans l'un des nombreux pièges que j'ai disposé, et je me rends alors compte de ma bêtise...
Désormais, plus personne ne devra connaître l'existence de mon bunker.


Un pied pris dans une mâchoire en métal et un pic en acier planté dans le bras me font extrêmement souffrir. J'ai à peine le temps de me dégager qu'Urdaan continue ses attaques massives: coup de griffe, de tête, de bras, de pieds...Je croule sous les coups de plus en plus violent de mon adversaire, mais n'arrive toujours pas à me résoudre à boire mes potions
.
Mon infériorité est évidente, mais je ne dois pas. C'est la seule façon de progresser...
A chaque coup, je me relève plus difficilement, et tente d'esquiver le prochain.
Soudain, je comprends.
Urdaan a changé. Il est devenu l'animal et, jusqu'ici, je me contentais d'être sa proie. Je dois moi-même changer.


Je dois devenir son prédateur.
Jeu 6 Jan - 13:34 (2011)
Dëss
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Après les images de celle qui devrait calmer ma faim, je vois un homme, grand et pâle dont l'odeur pourrait me donner envie de vomir. Un vampire? .. Que croit-il faire? Il m'attaque?.. Ce n'est qu'un obstacle entre mon diner et moi? Ou veut-il servir de plat de résistance?..


Dans tout les cas il va me servir, je suis bien trop énerver pour déguster l'humaine calmement, je la déchiqueterai avant même de l'avoir touché. Je me retourne, et envoie mon aile droite dans sa tête, dont les yeux ont changé depuis qu'il a vu ma réaction face a son attaque. Il met ses deux bras en avant pour parer, et recule de quelques mêtres à cause du choc.La valise qu'il tenait virvolte avant de retomber derrière ce "héro" qui pensait me stopper. Il doit être calmé, mais je n'en ai pas encore finit avec lui.
Jeu 6 Jan - 13:34 (2011)
Jess
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
J'ai l'impression d'avoir pris un bus en plein front... si mon attaque n'a pas eu plus d'effet sur lui que la piqûre d'une guêpe sur un mur en béton, son coup m'a envoyé valdinguer et je me suis piteusement ramassé par terre. Etalé de tout mon long entre le sol et un mur, je tente maladroitement de me remettre sur pied alors qu'il s'avance vers moi, visiblement bien décidé à me réduire en compote pour me manger à la paille...


Dans mes efforts de restitution verticale, je sens soudain sous ma main quelque chose de poilu et chaud... un rat ! Cet idiot est passé sous ma main en longeant l'arête du bâtiment.


Voyant que le démon meurs de faim, je lui tends l'animal dans un geste de trêve alimentaire :


"Euh... tu veux un rat ?"
Jeu 6 Jan - 13:35 (2011)
Dëss
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
L'inconnu s'est relevé tant bien que mal, et tend vers moi un rat. Je ne sais quoi penser. Veut-il réelement me donner un rat? est-ce un piège? Une diversion?.. Sois je suis tombé sur un abruti finit, soit-il le coup à la tête a fais plus de dégat que prévu..


Je tend la main et prend la rat, je serre les doigts et écrase l'animal qui émet un son strident avant de mourir en explosant. Des giclés de sang partent un peu partout,je lache le cadavre du rat et sourit à celui qui espérait en rester la. Je m'avance à nouveau vers, lui et prépare mon bras droit afin de lui faire comprendre de ne pas jouer avec moi. Je lève le bras, et une douleur comme si on jouait de la batterie dans ma tête me fais trembler.. Je me souviens aussi d'une chose, je ne me contrôle pas du tout !..


Je me retourne, mes musclues ne m'obéissent plus, et j'avance encore vers l'humaine.
Jeu 6 Jan - 13:35 (2011)
Taïla
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Je crois ma dernière heure être arrivée quand quelqu’un atterrit derrière mon agresseur. Je reconnais la voix de Jess cherchant à faire de l’humour. Les choses vont ensuite très vite, la créature ne réagit pas au coup qu’il lui inflige et riposte brutalement. J’étouffe un cri quand je vois Jess valdinguer. Puis mon regard suit le vol de la mallette qui devient alors le centre de mon attention. Je ne peux pas fuir sans elle. Mon père s’est sacrifié pour ça.


Je n’ai pas le temps de réfléchir plus à la question, l’être s’avance de nouveau vers moi. Comme si c’était possible, son regard est devenu plus mauvais encore. S’il a des ailes, c’est donc qu’il vole… Ça le handicape peut-être pour courir ? Je me surprends moi même à analyser la situation avec autant de calme. Je suis terrorisée, mais mon cerveau semble vouloir continuer de fonctionner normalement. Je ne peux pas rester plantée à attendre qu’il me… qu’il me fasse quoi ? Rien de bon en tout cas...


Je ne suis pas arrivée jusqu’ici pour que tout s’arrête. Je revois le visage de ma mère la dernière fois que je l’ai vu, celui de mon père lorsqu’il m’a confié la mallette… Non !!! En même temps quelles sont mes chances ? Surtout si Jess… Je ne dois pas y penser…


L’individu s’approche dangereusement… Ruser ? Je fais brusquement volte face et l’entends déployer ses ailes. Ca marche. Je me retourne de nouveau et pars dans l’autre sens quand une douleur me foudroie l’épaule. Sa main me serre plus fort alors que je sens son souffle se rapprocher de mon cou. Je vois Jess à terre… Cette fois il ne pourra pas m’aider.
Jeu 6 Jan - 13:35 (2011)
Jess
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Je ne comprends pas ce qui a retenu son geste. Alors qu'il allait me porter un coup fatal, il s'est brusquement détourné de moi et s'en prend de nouveau à Taïla. Ca frise l'obsession.


Il doit être allergique au rat, car depuis qu'il l'a broyé sa tête s'est inclinée sur le côté et son pas est chancelant. J'ai toujours su trouver les points faibles de mes adversaires. A moins qu'il n'ait une corne plus lourde que l'autre...


Quoiqu'il en soit, si je n'interviens pas rapidement Taïla va se transformer en casse-croûte. Je rassemble mes forces, me redresse d'un bond et jauge la situation : même au meilleur de ma forme, je ne suis pas de taille à lutter contre un démon. Je dois éviter l'affrontement direct, et jouer sur ma rapidité.


Je remarque un superbe encorbellement au-dessus de leurs têtes, supportant depuis des siècles cinq étages de bois et de briques. Mon esprit affûté n'a pas de mal à repérer le point critique de l'édifice. Je descelle un gros pavé de mes griffes, et détourne son attention de sa proie :


"Eh le cocu, attrape ça !". Il se retourne, furieux, et je projette de toutes mes forces le pavé sur la console soutenant l'encorbellement.


Du regard, il suit la trajectoire du pavé. J'en profite pour fendre les airs et arracher Taïla à sa poigne assassine, juste à temps pour éviter l'averse de bois et de briques qui l'ensevelit complètement dans un fracas... du diable !


Taïla tremble comme une feuille, et je la place derrière moi pour faire écran. J'ai réussi à gagner du temps, mais certainement pas à en venir à bout.
Au sommet du monticule de gravats, un humain assis sur ses toilettes nous regarde avec des yeux ahuris. Puis il se met à vibrer, et est finalement projeté haut dans les airs lorsque le démon jaillit hors des décombres, écumant de colère.


Sans me retourner je murmure à Taïla : "fuis maintenant", et je m'apprête au combat. Cette fois, je ne peux plus éviter le choc frontal. Et moi aussi je suis en colère.
Jeu 6 Jan - 13:36 (2011)
Dëss
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire Répondre en citant
Déjà que j'ai l'impression que ma tête va exploser, il provoque un éboulement rien que pour moi et augmente ma douleur. Je ne pense pas qu'il se rende compte de se que je ressens, je sens que je vais exploser !! Peu à peu, plus les minutes passent plus je sens que je reprend le contrôle de mon corps. Cet homme a réussi a me sortir de ma rage, je sens que mon corps recommence a bouger selon ma volonté et que mon..
«RRRAAAAHH !!»


Je me suis totalement trompé, «il» est encore là, il me pousse. J’envoie les gravas qui m’entourent en l’air, et avant même que l’un d’entre eux ne touchent le sol, je me précipite sur le responsable de ma colère, le saisi au col et le pousse devant moi. Premier impact, premier mur, second impact, second mur. Je le lâche au milieu d’une rue, il ouvre les yeux, du sang coule le long de son visage. Il se relève, encore un peu troublé mais reste concentré. C’est bien, il doit tenir. Il tient sur ses deux jambes, je lui enfonce mon bras dans les cottes et le voit craché du sang. Je ne peux m’empêcher de sourire. Je le relève et au moment ou je m’apprête à lui donner un coup de tête, il saisi mon bras et enfonce deux de ses doigts dans ma gorge. Je tousse en titubant, ce qui lui permet d’envoyer sa jambe an plein dans mon ventre. Ses couts me font de l’effet, il les place bien et «il»ne pourra pas tenir encore longtemps. Je ressens encore cette faim, et voulant a tout prix la satisfaire je mord ma main a sang et m’en arrache un bon morceau. Cela repoussera vite.


Mon corps est encore poussé par cette énergie, je ne contrôle toujours rien. Je ne peux rien faire et je le sais, et je redoute le fait que ma tête reçoive encore des coups, car cela pourrai «le» mettre d’avantage en colère, même si cela pourrai aussi le faire sortir…
Jeu 6 Jan - 13:36 (2011)
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Message "Le Sang des Rois" : L'histoire

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